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Jean-Christophe Lagarde s'explique après sa garde à vue pour détention d'armes

Jean-Christophe Lagarde

Jean-Christophe Lagarde - AFP

Entendu jeudi par les enquêteurs sur la présence d'armes à feu à son domicile de Drancy (Seine-Saint-Denis), le président de l'UDI est revenu sur la soirée de mercredi, marquée par une intervention de police à son domicile à la demande de sa famille, inquiète.

Jean-Christophe Lagarde se veut rassurant. Le président de l'Union des indépendants (UDI) et son épouse, Aude Lagarde, sont revenus dimanche dans Le Parisien sur les circonstances qui ont amené le député à passer plusieurs heures en garde à vue pour détention d'armes.

Les faits remontent à la nuit de mercredi à jeudi. La police est appelée au domicile des Lagarde, à Drancy (Seine-Saint-Denis), commune dont Aude Lagarde est maire. Selon une source proche du député à l'Agence France-Presse (AFP), c'est sa famille qui aurait passé le coup de fil aux secours "pour le protéger de lui-même".

"Ils ont cru avoir besoin de me protéger parce qu'ils craignaient pour ma sécurité", confirme Jean-Christophe Lagarde au Parisien. Il concède avoir passé "une soirée compliquée après une très longue journée", marquée par "un épuisement physique et moral", alors que le couple traverse "une épreuve" en lien avec la santé d'un de leurs quatre enfants.

L'enquête préliminaire toujours en cours

La présence d'armes à feu au domicile de l'élu a conduit la police à déployer les grands moyens au moment de l'intervention. À leur arrivée, les fonctionnaires ont par ailleurs cru entendre une détonation. La faute à "une bâche", a indiqué Jean-Christophe Lagarde, secouée par "le vent". "Il n'y a eu aucune menace, aucune violence, insiste-t-il. (...) Il n'y a jamais eu de coup de feu tiré."

Quant aux raisons pour lesquelles il détient des armes, l'ancien maire de Drancy explique pratiquer le tir sportif. "Comme 288.000 licenciés en France", souligne Jean-Christophe Lagarde.

L'intéressé a dû en justifier la possession à son domicile auprès des enquêteurs de la police judiciaire au cours de sa garde à vue. Si celle-ci a été levée quelques heures après son interpellation, une enquête préliminaire est toujours en cours.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions