BFMTV

"Je suis en terrasse", un nouveau slogan après les attentats de Paris

Le slogan "Je suis en terrasse", qui a émergé après les attentats du 13-Novembre à Paris et en Seine-Saint-Denis, reprend les codes du slogan "Je suis Charlie".

Le slogan "Je suis en terrasse", qui a émergé après les attentats du 13-Novembre à Paris et en Seine-Saint-Denis, reprend les codes du slogan "Je suis Charlie". - Twitter

Le slogan "Je suis en terrasse" a fleuri sur les réseaux sociaux après les sanglantes attaques de vendredi à Paris et en Saine-Saint-Denis, en écho au célèbre "Je suis Charlie" de l’après 7-Janvier.

Vaincre la peur et recommencer à vivre. Après les sanglants attentats de vendredi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis qui ont fait au moins 129 morts, les appels à ne pas se laisser impressionner par les terroristes se multiplient sur les réseaux sociaux.

Parmi les messages qui circulent depuis vendredi soir sur Twitter, Facebook ou encore Instagram, les internautes ont pu voir fleurir le slogan "Je suis en terrasse", écrit en lettres blanches et grises sur fond noir, en écho au célèbre "Je suis Charlie" qui avait émergé après les attentats de janvier. L'actrice Frédérique Bel a été l'une de ceux qui l'ont relayé.

Etat d'urgence et appels à ne pas sortir

Derrière, une idée simple: celle de retourner dans les bars, de refaire de Paris une fête. En dépit des fusillades qui ont frappé les terrasses du bar la Belle Epoque, rue de Charonne dans le XIe arrondissement de Paris (19 morts), de celle de la pizzeria La Casa Nostra, rue de la Fontaine-au-Roi dans le XIe arrondissement (5 morts), du bar Le Carillon et du restaurant Le Petit Cambodge, au croisement de la rue Alibert et de la rue Bichat dans le Xe arrondissement de Paris (19 morts)...

Alors que Paris apparaissait déserte et morose samedi soir, dimanche, malgré l’état d’urgence décrété sur l’ensemble du territoire et l’appel des autorités à ne sortir de chez soi qu’en cas "de nécessité absolue", des gens se sont spontanément réunis devant les lieux touchés par les attaques et sur la place de la République, où avaient eu lieu les grands rassemblements de l’après-Charlie. En début de soirée, de fausses alertes ont déclenché des mouvements de foule sur place et occasionné des scènes de panique.

V.R.