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Huit ans de prison pour un psychiatre accusé de viols près de Nantes

Un ancien psychiatre nantais a été condamné vendredi à huit ans de prison paar la cour d'assises de Loire-Atlantique pour avoir violé trois de ses patientes sous prétexte de thérapies "atypiques" entre 1998 et 2000. /Photo d'archives/REUTERS

Un ancien psychiatre nantais a été condamné vendredi à huit ans de prison paar la cour d'assises de Loire-Atlantique pour avoir violé trois de ses patientes sous prétexte de thérapies "atypiques" entre 1998 et 2000. /Photo d'archives/REUTERS - -

NANTES (Reuters) - Un ancien psychiatre nantais a été condamné vendredi à huit ans de prison par la cour d'assises de Loire-Atlantique et...

NANTES (Reuters) - Un ancien psychiatre nantais a été condamné vendredi à huit ans de prison par la cour d'assises de Loire-Atlantique et immédiatement incarcéré pour avoir violé trois de ses patientes sous prétexte de thérapies "atypiques".

Dix ans de réclusion criminelle avaient été requis plus tôt dans la journée contre Charles Caillé, 68 ans, qui avait fait valoir ses droits à la retraite en 2007, au début de l'affaire.

Le médecin prétendait soigner les maux de ses patientes par des contacts sexuels et le procès portait sur des faits commis sur trois d'entre elles entre 1998 et 2000.

Lors de son procès, l'ancien psychiatre a admis des "dérapages" mais a nié avoir voulu violer ses patientes, estimant que ces dernières étaient consentantes.

"C'est un menteur et un manipulateur mais aussi un pervers et un prédateur. Il utilise son intelligence pour assouvir ses désirs sexuels", a lancé Yves Gambert, l'avocat général, qui avait dénoncé le "jargon pseudo-médical" de l'accusé.

Une quatrième patiente du psychiatre avait porté plainte en octobre 2009 mais la plainte avait été classée sans suite, les viols dénoncés s'étant produits plus de dix ans auparavant.

"Je demande pardon à mes victimes, je ne suis pas fier de moi", avait finalement sangloté l'ancien psychiatre, avant que les jurés ne partent délibérer.

"Je remercie mes patientes de m'avoir accusé. Cela m'a permis de voir que j'étais à côté de mes pompes."

Guillaume Frouin, édité par Patrick Vignal