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Hauts-de-Seine: des postiers en grève occupent brièvement la cour du ministère du Travail

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Un second rassemblement a ensuite eu lieu devant le commissariat du XIIIe arrondissement de Paris.

Une soixantaine de personnes, dont des postiers des Hauts-de-Seine en grève depuis onze mois, ont brièvement occupé ce mercredi la cour du ministère du Travail pour réclamer un entretien avec le cabinet de Muriel Pénicaud.

Une soixantaine de postiers grévistes, étudiants de l'université de Nanterre et militants syndicaux ont pénétré de force vers midi dans la cour du ministère du Travail, avant d'en être évacués une heure et demie plus tard par les CRS.

Une demande d'entretien avec Muriel Pénicaud

A l'issue de l'action, le secrétaire départemental du syndicat SUD-Poste 92 Gaël Quirante a été interpellé et placé en garde à vue, a annoncé le syndicat, qui a ensuite appelé à un rassemblement de soutien à 18h30 devant le commissariat du XIIIe arrondissement de Paris. Aucune garantie de rendez-vous avec la ministre du Travail ou un membre de son cabinet n'a pu être obtenue, ont précisé des participants.

"Voilà 11 mois que 150 facteurs et factrices, 20% des effectifs sont en grève reconductible avec des paies à 0 euros. Et la Poste refuse de négocier", explique Gaël Guirante au micro de BFM Paris. Ce mardi après-midi, "on a eu un déchaînement de violence incroyable alors que l'action s'est faite dans une ambiance bonne enfant. On était en discussion avec des représentants du ministère pour avoir une audience en début de semaine prochaine. On a eu une intervention des CRS extrêmement violente. Un de nos camarades a le bras fracturé. La répression et les tentatives de régler le conflit par la répression ne fonctionneront pas. Il va falloir négocier."

Des cadences impossibles à appliquer

Les postiers des Hauts-de-Seine dénoncent notamment les cadences imposées et des normes de distribution selon eux impossibles à appliquer. "La Poste doit montrer comment ils élaborent les cadences", demande Nicolas Le Troquer, facteur à Boulogne-Billancourt. "Par exemple, ils ont établi que la norme pour distribuer un recommandé était d'une minute 30 secondes mais ils refusent de nous communiquer la manière dont ils sont arrivés à ce calcul".

Selon Gaël Quirante, 20% des facteurs du département des Hauts-de-Seine participent toujours activement à la grève qui dure depuis 320 jours désormais. Le 10 janvier, ils avaient déjà occupé des locaux de la Banque postale dans le département pour réclamer des négociations.

Cyrielle Cabot