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"Go fast" en mer: un important trafic de cannabis démantelé en Martinique

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Grosse prise pour les forces de police martiniquaises: un important réseau de narcotrafiquants locaux présumés qui s'adonnait à des "go fast" en bateau a été démantelé ces derniers jours. D'habitude très méfiants, c'est au moment de décharger leur cargaison qu'ils ont été cueillis par les forces de l'ordre.

C'est le fruit d'une enquête longue de six mois. Et d'une opération extrêmement délicate. Un présumé réseau de trafiquants de drogue a été démantelé, ces derniers jours, au large de la Martinique, dans les Antilles françaises. Une belle prise pour les forces de l'ordre locales, et qui se démarque par certaines particularités. Explications.

Les malfaiteurs ont littéralement été pris en flagrant délit. Un élément capital quand on parle d'un réseau actif par voie de mer: lorsque de tels suspects ont le moindre doute de se faire prendre ou sont pris en chasse, ils se débarrassent de leur cargaison en la jetant par le fond. Limitant ainsi considérablement les éventuelles sanctions judiciaires. 

Ici, la donne a été bien différente. Les narcotrafiquants ont été cueillis lors de leur débarquement aux abords de la ville Schoelcher, non loin de Fort-de-France. C'est au moment de décharger leur cargaison de leur puissant hors-bord, doté de deux moteurs de 250 chevaux, que les hommes de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) sont intervenus, interpellant ainsi cinq personnes: quatre Martiniquais, et un Vénézuélien.

"Des armes de pro"

Quant à la cargaison, 77 kg de cannabis ont été interceptés pour une valeur à la revente estimée à près de 200.000 euros. Si on est loin des tonnes de cocaïne qui ont pu être saisies dans le passé, la police se félicite d'avoir saisi un produit directement destiné à la Martinique. "Nous parlons ici d'une petite population de 400.000 habitants", précise ainsi Simon Riondet, chef de l'antenne Caraïbes de l'OCRTIS pour la police nationale, pour BFMTV.com "C'est une grosse prise au niveau local", insiste-t-il.

Plus surprenant, les armes saisies. "Un revolver de calibre 38" ainsi qu'un pistolet-mitrailleur de type Uzi, doté d'un silencieux. "Des armes de pro", commente encore Simon Riondet, précisant qu'elles tranchent singulièrement avec les fusils à pompe et les fusils à canon scié, plus courants dans la région.

Les cinq personnes interpellées ont été placées en détention provisoire et mises en examen.

Jé. M. avec A. G.