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Gironde: le campus de Pessac en alerte après le viol d'une étudiante

L'arrêt de tram Doyen Brus, où le viol a eu lieu - Image d'illustration

L'arrêt de tram Doyen Brus, où le viol a eu lieu - Image d'illustration - Google StreetView

De nombreux étudiants remettent en question la sécurité du campus.

"On essaie de ne pas rester seule, car on n’est pas rassurée. On a peur." Depuis le 7 décembre dernier, les étudiantes des universités Bordeaux-III et Bordeaux-IV, qui font campus commun à Pessac en Gironde, n'assistent plus sereinement aux cours. Ce jour-là, un mail envoyé par le président de l’Université Manuel-Tunon-de-Lara, que Le Parisien a pu consulter, les informe: 

"Il y a une semaine et demie, les abords de la station de tram Doyen Brus à Pessac ont été le cadre d’un viol un soir de semaine après minuit. L’enquête de police est en cours et j’ai demandé l’augmentation des rondes nocturnes effectuées sur ce secteur."

La sécurité des lieux en question

Les faits remontent au 26 novembre. Ce jour-là, en début de soirée, une étudiante qui descendant du tram à la station Doyen Brus, un endroit peu fréquenté à ce moment-là de la journée, est entraînée par un inconnu et violée. Une plainte a été déposée. 

Selon le quotidien francilien, qui a été enquêter sur place et a été à la rencontre des étudiants, les lieux sont peu sécurisés et leur topographie propice aux agressions. "Le campus est un lieu de chasse des violeurs et des exhibitionnistes depuis longtemps! C’est bien connu, la sécurité laisse à désirer" explique par exemple une étudiante. 

"On nous dit d’être prudentes. Donc si on se fait violer, c’est parce qu’on ne l’a pas été et c’est notre faute? A quel moment on fera quelque chose? Tout le monde se plaint et rien n’est fait!" explique une seconde universitaire. 

Des rénovations pas encore suffisantes pour les étudiants 

En plus des consignes de sécurité présentes dans le mail, l'administration de l'université s'est engagés à améliorer la sécurité sur le campus. D'ici 2022, le réaménagement des espaces publics est entre autres prévu. 

Pourtant, ces travaux sont encore bien loin des demandes de plusieurs associations étudiantes, bien conscientes des dangers du campus. Toujours selon Le Parisien, qui a eu accès à une enquête à laquelle ont répondu 5.000 étudiants de l'université, un meilleur éclairage des lieux ainsi que l'installation de bornes téléphoniques d'urgence sont également nécessaires. 

Hugo Septier