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Gilets jaunes: les manifestations de nouveau interdites samedi prochain sur les Champs-Elysées

Un CRS face à des gilets jaunes - Sébastien Bozon - AFP

Un CRS face à des gilets jaunes - Sébastien Bozon - AFP - -

Des gilets jaunes avaient déposé en préfecture une demande de manifestation sur les Champs-Elysées pour samedi prochain.

La manifestation envisagée sur les Champs-Elysées ce samedi pour le 20e week-end de mobilisation des gilets jaunes est interdite, a annoncé Christophe Castaner ce mercredi, estimant qu'il s'agissait d'une "provocation à de nouvelles violences". 

"J'ai donné des instructions extrêmement précises au préfet de police pour que la demande de manifestation sur les Champs-Elysées samedi prochain, qui n'est qu'une provocation à de nouvelles violences, soit interdite", a déclaré le ministre de l'Intérieur, entendu par la Commission des lois de l'Assemblée avec sa collègue à la Justice, Nicole Belloubet.

Peu après, la Préfecture de police de Paris a confirmé l'interdiction dans un communiqué. "Didier Lallement, préfet de Police, prend un arrêté interdisant tout rassemblement de personnes se revendiquant des Gilets jaunes avenue des Champs-Elysées et dans un périmètre comprenant la présidence de la République et l’Assemblée Nationale", peut-on lire dans le communiqué.

"Une provocation à de nouvelles violences"

"Nous devons faire face à des revendications qui ne sont plus des revendications si ce n'est celle de susciter le chaos. La preuve? La décision qui a été prise dès lundi des manifestants qui étaient sur Paris samedi dernier de revenir sur les Champs-Elysées et de nous demander que la manifestation ait de nouveau lieu sur les Champs-Elysées", a affirmé Christophe Castaner.

Le ministre a également ironisé sur les solutions susceptibles d'être apportées pour mettre fin aux manifestations. "On sait bien qu'il n'y a pas une réponse qui va permettre de dire à ceux qui manifestent - et je ne parle pas des gilets jaunes - c'est bon vous avez gagné, rentrez chez vous...Si ce n'est la décapitation du ministre de l'Intérieur en place de Grève (place où avaient lieu les exécutions publiques à Paris) mais je ne suis même pas sûr que ça suffise".

Cyrielle Cabot avec AFP