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Gilets jaunes à Paris: "Nous sommes prêts", assure le préfet de police

Invité vendredi soir sur notre antenne à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, est notamment revenu sur l'autorisation donnée aux forces de l'ordre d'utiliser des grenades GLI-F4. Des avocats veulent les faire interdire après plusieurs cas de blessures parmi les manifestants.

Des "consignes très fermes" et un "dispositif exceptionnel". A la veille de la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes, qui s'annonce à hauts risques dans la capitale notamment, le préfet de police de Paris a assuré sur notre antenne que les forces de l'ordre étaient "prêtes". "Nous avons fait le maximum d’efforts pour réapprovisionner en matériel, en munition", a déclaré Michel Delpuech ce vendredi soir, interrogé sur le manque de matériel signalé par certains policiers et gendarmes. "Le ravitaillement se fait, nous sommes prêts pour faire face à la journée", a-t-il affirmé. 

Pour la journée de samedi, alors que 14 points sensibles ont été identifiés par les autorités dans la capitale, les forces de l'ordre suivront une triple logique, a expliqué le préfet: "de quadrillage, de mobilité, de réactivité". "Avec des consignes très fermes, on interpelle, on intervient le plus rapidement possible", a-t-il insisté. 

Polémique autour des grenades GLI-F4

"Nous avons affaire à une violence d'une densité inouïe contre les forces de l'ordre", a déploré Michel Delpuech, affirmant que samedi "les plus déterminés, les plus violents, les plus radicaux" se mobiliseraient. Plusieurs représentants des gilets jaunes et des gilets jaunes libres ont appelé les Français à ne pas se rendre à Paris mais à manifester en province ou sur le périphérique. Les risques de débordements sont pris très au sérieux par l'exécutif et les forces de l'ordre.

Samedi, l'attitude des manifestants mais aussi des 89.000 forces de l'ordre déployées dans le pays sera scrutée. Un collectif d'avocats a critiqué notamment l'utilisation des grenades assourdissantes GLI-F4, qui contiennent de la TNT. Plusieurs avocats représentants des manifestants blessés par ces grenades le 24 novembre et le 1er décembre demandent l'abrogation du décret qui autorise leur utilisation. La France est le seul pays européen à utiliser ce type de grenades pour le maintien de l'ordre. 

"Les unités sur le terrain m’ont demandé l'autorisation, je l’ai donnée parce qu’il s’agissait de protéger ces fonctionnaires", a fait valoir Michel Delpuech. "Quand il est fait appel à ce type (de grenade) c’est parce que les effectifs n’ont pas d’autres moyens de (se) protéger", a-t-il affirmé. 

Charlie Vandekerkhove