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Fréjus: une secrétaire PS, Insaf Rezagui, menacée de viol et de mort

La secrétaire PS de Fréjus Insaf Rezagui a porté plainte après avoir reçu des menaces de mort et de viol. Une enquête a été ouverte pour identifier l'auteur de ces messages.

Une enquête sur des menaces de mort et de viol à l’encontre de la secrétaire PS de Fréjus Insaf Rezagui a été ouverte vendredi, a indiqué le parquet de Draguignan. "Madame Insaf Rezagui a été destinataire de messages haineux, violents et menaçant de la part d’un individu, et on a ouvert une enquête préliminaire pour le localiser et l’entendre”, a indiqué le procureur de Draguignan.

"Ces menaces de mort et appel au viol ont persisté durant deux jours. Elles sont violentes et inqualifiables", a déclaré Insaf Rezagui publié sur sa page Facebook

"Je ne pensais pas, en m’engageant au Parti socialiste pour lutter contre l’idéologie de rejet, que je serais victime de tels propos et de telles menaces" a-t-elle poursuivi.

"Que le FN aille te violer"

Sur sa page Facebook, Insaf Rezagui a diffusé les messages très violents qu’elle a reçu les 4 et 5 octobre. Dans un, elle se fait notamment insulter de "grande débile mentale".

"Que le FN aille te violer, dans ce cas. Je vais leur dire d’y aller volontiers", peut-on lire dans un autre.

Sa famille, et particulièrement sa soeur, ont également été la cible de menaces de viols et d’insultes. "Ces menaces qui me touchent et qui touchent des membres de ma famille sont inqualifiables. Elles sont violentes. Elles blessent et m’inquiètent pour la sécurité de mes proches qui n’ont rien à voir avec mon engagement politique", a déclaré Insaf Rezagui.

Le soutien de Manuel Valls

Sur Twitter, le Premier ministre a apporté son "soutien total" à la jeune femme. Il dénonce des "menaces infâmes venues de la fachosphère" et assure que "la République s’indigne de cette dérive de l’extrême-droite", dans un tweet publié samedi. Najat Vallaud-Belkacem, Laurence Rossignol et Arnaud Montebourg ont également eu une pensée pour Insaf Rezagui sur les réseaux sociaux.

F. H. avec AFP