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Française tuée à Londres: le désespoir de la mère de Sophie Lionnet

La mère de Sophie Lionnet, la jeune fille au pair française de 21 ans dont le corps a été retrouvé calciné en septembre dernier dans le jardin de ses employeurs à Londres, fait part à BFMTV de son désespoir.

Elle ne travaille plus depuis la mort de sa fille. Chaque jour, c'est dans sa chambre, restée intacte, qu'elle trouve un peu de réconfort. "Je lui dis bonjour, je lui demande comment elle va. Et puis parfois, je me mets sur le lit, je me pose cinq minutes ou je me mets à pleurer", confie sur notre antenne Catherine Devallonné, la mère de Sophie Lionnet.

"On nous laisse à l'abandon"

Quatre mois après la découverte du corps calciné de la jeune fille de 21 ans dans le jardin de ses employeurs à Londres, sa mère ne sait toujours rien des circonstances exactes de la mort de Sophie Lionnet. La jeune fille au pair était exploitée, ses proches estiment même qu'elle était maltraitée. Catherine Devallonné a décidé d'écrire à Emmanuel Macron.

"Le président m'a répondu au mois de novembre pour voir ce qu'il en était pour pouvoir m'aider. Et à ce jour je n'ai aucun contact de l'État. On nous laisse à l'abandon", déplore-t-elle.

"Je ne vis plus, c'est monstrueux"

Le corps de Sophie n'a toujours pas été rapatrié. Tout ce que Catherine a pu récupérer de sa fille, c'est une bague qu'elle porte autour du cou et qui l'accompagne au quotidien.

"Je ne vis plus, je suis sur les nerfs constamment. Ce n'est pas humain, c'est monstrueux. Il n'y a pas de mot pour le décrire. J'ai besoin qu'elle revienne pour me recueillir et enfin pouvoir faire mon deuil tranquille et me reposer avant le procès."

Les deux meurtriers présumés, un couple de Franco-Algériens qui employaient la jeune fille de 21 ans à leur domicile, ont été auditionnés la semaine dernière. Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 34 ans, ont reconnu avoir tenté de dissimuler le corps en le brûlant dans leur jardin mais plaident non-coupable pour le meurtre.

La jeune Française s'occupait de leurs deux enfants âgés de 3 et 6 ans, faisait le ménage, et préparait à manger, le tout pour 56 euros par mois. Le procès s'ouvrira à Londres le 19 mars prochain.

Céline Hussonnois-Alaya avec Amélie Rosique