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Fossoyeurs, ils détroussaient des cadavres et trafiquaient du marbre

Quatre fossoyeurs et un marbrier sont soupçonnés d'avoir volé des bijoux et des dents en or sur des cadavres et récupéré des stèles pour les revendre.

Quatre fossoyeurs et un marbrier sont soupçonnés d'avoir volé des bijoux et des dents en or sur des cadavres et récupéré des stèles pour les revendre. - -

Quatre fossoyeurs et un marbrier ont été présentés samedi à un juge lyonnais pour avoir volé des bijoux et des dents en or sur des cadavres et récupéré des stèles pour les revendre.

Ils prenaient les bagues, colliers, dents en or sur les cadavres. Quatre fossoyeurs et un marbrier ont été présentés samedi à un juge lyonnais, a-t-on appris auprès de la police.

Ils ont été mis en examen pour "vol", "recel" et "atteinte à l'intégrité d'un cadavre" et le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire, a précisé le directeur de la Sûreté départementale, Jean-Marc Rebouillat.

La "tête du réseau" dénoncée

La mise au jour de ces trafics a débuté fin août, lorsqu'une gardienne de cimetière a dénoncé à la directrice des pompes funèbres son ex-compagnon, fossoyeur de 33 ans, considéré par les enquêteurs comme la "tête de réseau".

Surveillé, cet homme qui travaillait "dans tous les cimetières de l'agglomération" a été surpris en train de démanteler des caveaux, mettre les stèles et piliers de côté et les livrer à des marbriers avec son camion de service, a raconté Jean-Marc Rebouillat.

Son ancienne concubine a de son côté été repérée "en train de vendre des dents en or" chez Or en cash, spécialiste du rachat des métaux précieux. Pour l'instant, elle n'a pas été mise en cause judiciairement, a poursuivi le responsable policier.

L'étendue des vols pas encore connue

L'enquête, qui se poursuit sous commission rogatoire et pourrait conduire à d'autres arrestations, a conduit à l'interpellation jeudi de quatre fossoyeurs et d'un marbrier, dont le trafic dure depuis 2009 et ne concerne que les concessions en état d'abandon.

Trois des fossoyeurs "dépouillaient les morts" de leurs bagues, colliers et dents en or, arrachées à la pince, alors que le quatrième "ne faisait que dans la marbrerie", a détaillé Jean-Marc Rebouillat. Faute de registre, le produit de leur trafic n'est pas encore connu.

M. P. avec AFP