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Du GHB dans des soirées étudiantes à Grenoble: une enquête ouverte

La direction de l'école Grenoble Ecole de Management a fait un signalement auprès du parquet pour alerter sur une possible circulation de la "drogue du violeur" lors de soirées étudiantes. Plusieurs élèves ont rapporté des troubles.

Du GHB dans les soirées étudiantes d'une école de management de Grenoble? L'affaire est prise au sérieux avec l'ouverture par le parquet de Grenoble d'une enquête préliminaire la semaine dernière, a appris BFMTV.com, confirmant les informations du Dauphiné Libéré.

Le 20 octobre, la direction de l'école Grenoble Ecole de Management a fait un signalement auprès du parquet évoquant une possible circulation de GHB dans trois des soirées organisées par les étudiants et qui ont eu lieu dans la première quinzaine du mois.

Un étudiant positif au GHB

La direction a été alertée par des étudiants qui ont présenté des troubles de la mémoire pouvant laisser penser à une ingestion de la "drogue du violeur". L'un des étudiants s'étant fait tester a pu constater qu'il avait bien ingéré, à son insu, du GHB.

"En général, il y a de l’alcool aussi, ce qui met très en danger les victimes, mais qui permet de cacher ces moments d’ivresse, c’est-à-dire qu’on ne sait plus bien si on n’a pas de souvenir parce qu’on a trop bu ou si on n’a pas de souvenir parce qu’on a été drogué", explique sur notre antenne Caty Richard, avocate.

Du côté des étudiants, c'est la surprise après ces révélations. "C'était juste une fête normale dans une discothèque", déclare l'un d'entre eux à BFMTV. "On était tous vachement surpris", lance une autre.

Une dizaine d'étudiants entendus

Pour l'heure, aucune plainte pour viol ou tentative de viol n'a été déposée. Une dizaine d'étudiants, qui ont signalé ces pertes de mémoire, vont être prochainement entendus par la police. Les prochaines soirées ont été par ailleurs annulées par la direction.

"Les étudiants vont commencer à être entendus, j’ai une dizaine de noms d’étudiants qui m’ont été donnés, on va les entendre et on va voir si on peut faire des regroupements, et si certains souhaitent ou non déposer plainte", déclare sur BFMTV Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.

Cette enquête intervient alors qu'une convention entre le parquet de Grenoble et les universités de la ville vient d'être signée. L'idée est de mettre en place une stratégie claire et efficace pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes. Les écoles qui reçoivent les témoignages des étudiants ou étudiantes doivent les transmettre automatiquement aux services du procureur qui ouvriront une enquête.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV