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Drame familial présumé dans le Nord : deux enfants morts et un troisième dans un état grave

Les gendarmes sur les lieux du drame, samedi à Walincourt-Selvigny.

Les gendarmes sur les lieux du drame, samedi à Walincourt-Selvigny. - BFMTV

Un drame familial serait à l'origine d'un double homicide dans le Nord. Le père de famille, soupçonné d'être à l'origine des faits, aurait aussi blessé un troisième enfant dont le pronostic vital est engagé.

Deux enfants sont morts et un troisième se trouvait entre la vie et la mort après un probable drame familial dans la commune de Walincourt-Selvigny (Nord), dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris de sources concordantes. Le père des trois enfants, âgés de deux mois, deux ans et quatre ans, "semble avoir donné la mort" à deux d'entre eux à l'aide d'un couteau, dans la maison familiale, selon le sous-préfet de Cambrai Thierry Hégay.

Il n'y aurait pas de témoin

Les enfants âgés de deux mois et quatre ans sont décédés. Une fillette de deux ans, qui se trouve "dans un état critique", a été transportée par voie terrestre à l'hôpital, a indiqué le procureur de la République de Cambrai, Rémi Schwartz. "A priori, personne n'a assisté aux meurtres", a-t-il précisé.

La femme et la belle-mère ont été légèrement blessées mais leur pronostic vital n'est pas engagé. Elles ont été admises à l'hôpital de Cambrai, selon M. Hégay. La mère des enfants aurait notamment été frappée à l'aide d'une bûche, selon le procureur. Trente sapeurs-pompiers ont été engagés peu avant minuit sur l'intervention, avec trois équipes médicales, a indiqué le Codis du Nord, qui a évoqué un "différend familial". Selon le sous-préfet de Cambrai, les infanticides présumés auraient eu lieu sur fond de dispute familiale, mais le père, âgé d'une trentaine d'années, "semblait atteint de troubles psychiatriques". Le procureur a évoqué de son côté des "troubles du comportement récents" de cet homme, selon les premiers éléments rapportés par des proches aux enquêteurs.

Le présumé meurtrier voulait se donner la mort

Le père de famille voulait apparemment se suicider, après les faits, mais il a été interpellé, selon le sous-préfet. Il devait faire l'objet d'examens médicaux à l'hôpital, avant d'être placé en garde à vue et d'être interrogé, si son état le permet, a indiqué le procureur. Les gendarmes de la section de recherches de Villeneuve d'Ascq ont été chargés de l'enquête, épaulés par la brigade de recherches de Cambrai. Vers 3h30 du matin, le village avait retrouvé son calme. La rue où se trouve la maison était bouclée, pour permettre aux enquêteurs de police scientifique de travailler tranquillement, dans cette bourgade de maisons en briques d'un peu plus de 2.000 âmes, entourée de champs. La maison de plain-pied est située dans une toute petite rue au bout de ce village du Cambrésis.

la rédaction avec AFP