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Disparition de Fiona: 12 jours après, où en est l'enquête?

La petite Fiona, 5 ans, est toujours portée disparue.

La petite Fiona, 5 ans, est toujours portée disparue. - -

Douze jours que Fiona a disparu à Clermont-Ferrand. Dix jours qu'une information judiciaire pour enlèvement et séquestration est ouverte. Mais toujours pas de nouvelles de la fillette.

Depuis le dimanche 12 mai, 17h, personne n'a revu la jeune Fiona, 5 ans, qui a disparu à Clermont-Ferrand. La fillette se trouvait au parc Montjuzet avec sa mère, enceinte de six mois, et sa soeur âgée de 2 ans lorsqu'elle s'est volatilisée. Sa mère, Cécile Bourgeon, a expliqué s'être assoupie et avoir constaté la disparition de Fiona à son réveil.

"C'est vrai que les jours ont passé mais la détermination et l'engagement des enquêteurs et de la justice sont les mêmes qu'au premier jour", a tenu à rappeler Pierre Sennès, le procureur de la République à Clermont-Ferrand, ce mercredi à l'antenne de France Bleu Pays d'Auvergne.

"Aucune piste à privilégier"

Une mobilisation que salue également Me Gilles-Jean Portejoie, l'avocat de la mère de Fiona. "Les enquêteurs ont abattu un travail colossal, de nombreuses portes ont été ouvertes puis fermées", explique-t-il à BFMTV.com. "Malheureusement, nous n'avons aujourd'hui aucune piste à privilégier."

Une seule certitude, Fiona ne se trouve pas dans le parc qui a été ratissé pendant une semaine. Les 26 hectares ont été débroussaillés et fouillés par les enquêteurs, les puits ont été sondés, rapporte La Montagne.

"La piste la plus probable reste celle de l'enlèvement"

Reste à savoir si la fillette en est sortie seule ou accompagnée. Le procureur de la République a d'ailleurs affirmé que le seul témoin ayant aperçu Fiona avec sa mère et sa soeur ne s'est pas "rétracté" comme cela a pu être expliqué dans les médias cette semaine, mais que "dans ces situations, les témoins n'ont jamais un degré de certitude absolue".

"La piste la plus probable reste celle de l'enlèvement. C'est celle qui semble le plus coller à la réalité", estime cependant Me Portejoie. Mais par qui ?

L'audition de personnes fichées pour délinquance sexuelle vivant à proximité du parc n'aurait rien donné.

Evoquée également, la piste d'un ancien ami de la mère de Fiona contre lequel elle avait porté plainte pour "viol et séquestration" ne semble pas être non plus privilégiée. "C'est une hypothèse parmi d'autres, ni plus ni moins", indique Me Portejoie.

Mobilisation des enquêteurs et des internautes

Une "cinquantaine d'enquêteurs de la police judiciaire de Clermont-Ferrand, de Lyon, ainsi que de l'office central pour la répression de la violence faite aux personnes" sont mobilisés sur cette affaire. Une partie de leur travail consiste à analyser et vérifier les appels au numéro vert (0800 958 081) mis en place et qui a déjà reçu plus de 200 messages.

La mère de Fiona, Cécile Bourgeon, ainsi que son compagnon actuel, Berkane Maklouf, se sont constitués parties civiles pour pouvoir accéder au dossier. "Il existe une vraie communauté de vie entre cet homme et la fillette", précise Me Portejoie, également avocat de M. Maklouf. Nicolas Chafoulais, le père biologique de la fillette, s'est également constitué partie civile, sans avocat, selon La Montagne.

Sur Facebook, un rassemblement s'organise pour samedi à 14h, "pour soutenir la famille de Fiona". Une mobilisation louée par Me Gilles-Jean Portejoie : "Il ne faut pas que la pression retombe. Le pire serait que l'on ne parle plus de cette affaire."


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V.D.