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Des CRS lyonnais refusent de dormir dans des chambres potentiellement contaminées au covid-19

Envoyés en mission à la frontière franco-italienne, 75 policiers de la CRS 45 ont dormi dans leur fourgon plutôt que dans leur cantonnement la semaine dernière.

Ils ont préféré dormir dans leurs véhicules plutôt que dans les chambres mises à disposition. Soixante-quinze policiers de la CRS 45 de Lyon ont refusé leur cantonnement à Nice lors d'une mission à la frontière franco-italienne la semaine dernière en raison d'un risque de contamination au covid-19. 

Nuit et repas dans les fourgons

Les policiers exigeaient une désinfection des chambres alors que des collègues marseillais, logés dans ce bâtiment, avaient été testés positifs au coronavirus au début du mois d'avril. Un étage accueillait par ailleurs deux malades et des personnes en quarantaine pour des contacts avec des malades, rapporte également Nice Matin.

"On a été totalement abandonné. On était exposé pendant toute une nuit, voire plus. On a mangé dans les véhicules, on a dormi dedans, on a pris le petit déjeuner dedans", a dénoncé un membre de la CRS 54 sur BFM Lyon. 

Remplacés le lendemain

Si du désinfectant a été passé dans les chambres avant leur arrivée, les policiers réclamaient que le travail soit effectué par une entreprise spécialisée. Une opération jugée trop chère pour la direction centrale, à en croire les syndicats.

"Les policiers au sens large du terme et les CRS en particuliers sont exposés au même titre que les infirmiers et les infirmières", a rappelé Didier Mangione, secrétaire régional d'Unité SGP Police FO. "J'en appelle au directeur de la police nationale pour remettre un peu d'humanité dans cette gestion de crise et dans certaines directions qui n'en sont pas pourvus".

Sans qu'il soit possible d'établir formellement un lien avec cette nuit passée dans les fourgons, la compagnie basée à Chassieu a été relevée dès le lendemain. 

Hugo Francès et Clémence Delarbre avec Benjamin Rieth