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Découverte d'un bébé mort dans le Rhône: la mère identifiée et mise en examen

Un brassard de policier (photo d'illustration)

Un brassard de policier (photo d'illustration) - Christophe SIMON / AFP

Une analyse ADN a permis de remonter jusqu'à la jeune femme de 25 ans, qui n'a pas expliqué les causes de la mort du nourrisson.

Une femme de 25 ans a été interpellée pour infanticide puis mise en examen ce mercredi à Lyon pour "meurtre sur mineur de 15 ans" a-t-on appris ce jeudi de source policière à BFMTV.

L'affaire remonte au 10 juin dernier. Ce jour-là, le corps d'un nouveau-né est retrouvé dans un sac poubelle jeté dans le Rhône. S'ensuit alors une longue enquête de la sûreté départementale, au cours de laquelle l'autopsie de la victime n'a montré aucune trace de violence et n'a pas permis de connaître les causes de la mort. 

Les analyses ont démontré que le nourrisson était né à terme et vivant, il avait de l'air dans les poumons. Le 20 juin, le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour "homicide volontaire."

Analyse ADN 

Au final, le travail mené sur l'ADN de la victime, complété par un travail de généalogie, a mené les enquêteurs lyonnais sur la piste de cette femme de 25 ans, enceinte depuis septembre 2018 et qui n'avait fait aucune déclaration de grossesse ni de naissance.

Grâce à l'INPS (Institut national de la police scientifique), "un portrait robot génétique a été dressé déterminant que la mère était partiellement d'origine africaine avec des yeux marrons. Ensuite avec la recherche de parentalité, il a été établi un lien avec un homme résidant en Guyane et originaire de Guadeloupe, dont nous avions l'ADN dans notre base", a expliqué Jean-Daniel Dorent, adjoint au chef de la sûreté départementale de Lyon.

Il s'est avéré que cet homme avait une demi-soeur de 25 ans vivant à Lyon. Les enquêteurs ont pu par la suite par diverses investigations découvrir qu'elle avait été enceinte fin 2018 et que son téléphone portable avait borné près du lieu où le sac contenant le nourrisson avait été découvert.

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme a déclaré, selon les enquêteurs, avoir accouché seule et que l'enfant était mort peu après sa naissance sans qu'elle s'en explique la raison.

Alexandra Gonzalez avec Hugo Septier et AFP