BFMTV

De la boîte de nuit à l'hôpital, règlements de comptes en série pour une famille de gens du voyage

L'hôpital Samuel Pozzi, à Bergerac.

L'hôpital Samuel Pozzi, à Bergerac. - Google StreetView

La matinée de dimanche n'a pas été de tout repos pour le personnel et les patients confrontés à des bagarres à répétition entre membres d'une même famille.

Une querelle familiale a créé la pagaille, dimanche à l'hôpital Samuel Pozzi de Bergerac, rapportent Sud Ouest et France Bleu Périgord. Il est 2h40 quand une rixe éclate à la sortie de l'Eden, une boîte de nuit de Creysse. Les policiers sont appelés. A leur arrivée, ils comprennent que les protagonistes appartiennent à la même famille de gens du voyage. Le jeune homme qui a été molesté par les autres a pris la fuite vers le camp des Gilets. Les forces de l'ordre s'y rendent.

Sur place, ils interceptent un véhicule. Il est conduit par un jeune homme de 27 ans au visage tuméfié. Avec les pompiers, les gendarmes escortent le blessé vers les urgences de l'hôpital. L'histoire aurait pu en rester là. Mais c'était sans compter sur l'obstination des deux parties.

Zizanie aux urgences

Ainsi, le blessé qui a refusé les soins, est retrouvé dehors, en tenue de malade en train de faire du stop et insultant les automobilistes. Il veut rentrer chez lui. Les policiers le ramènent à l'hôpital.

Dans la salle d'attente, alors qu'il reçoit les premiers soins, il aperçoit son père et se jette sur lui, pour en découdre. Il est 10 heures du matin quand éclate cette deuxième bagarre, au milieu du service des urgences tandis que le personnel appelle la police. L'homme est finalement maîtrisé et reconduit dans sa chambre.

A 11 heures, rebelote. Les frères puis l'ensemble de la famille veulent entrer dans la salle de soins pour régler son compte au patient. Des renforts de gendarmes sont dépêchés en urgence pour maîtriser les adversaires. Au total, une quinzaine de membres des forces de l'ordre ont été mobilisés pour cette affaire, soit la totalité des personnels alors disponibles dans le secteur. Les abords de l'établissement sont sécurisés.

Le patient a été hospitalisé d'office. Son état mental a été jugé comme pouvant représenter un danger. Quant à la raison de cette vendetta intrafamiliale, son motif reste obscur.

David Namias