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Contrôle routier qui dégénère dans le Val d'Oise: le procès renvoyé

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - AFP

Un contrôle de police a dégénéré vendredi à Argenteuil, occasionnant de graves blessures chez deux policiers, tandis que l'avocat d'un suspect a dénoncé dimanche une "bavure" des forces de l'ordre.

Deux personnes ont été écrouées dimanche avant leur comparution immédiate ce lundi, à Pontoise, dans le cadre de l'enquête sur le contrôle routier qui a dégénéré vendredi dans le Val d'Oise, et au cours duquel les policiers comme des occupants du véhicule ont été blessés, a appris BFMTV de source policière.

Le procès renvoyé

Ces deux personnes sont un animateur de la ville d'Argenteuil, et un lycéen de 18 ans, considéré comme l'auteur principal des coups, a précisé leur avocat à BFMTV. L'un d'eux comparaissait ce lundi pour violences sur personnes dépositaires de l'autoritaire publique, outrage et rébellion, et le second pour rébellion et menace de délit contre personne dépositaire de l'autorité publique.

Ce lundi après-midi, le procès a été renvoyé dans l'attente d'un supplément d'information. Les deux hommes interpellés sont maintenus en détention jusqu'à la décision du juge des libertés. 

Graves blessures

Vendredi dernier, vers 17 heures, une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité ont été grièvement blessés au cours d'un contrôle, à Argenteuil, dans le Val-d'Oise. La policière, qui a notamment eu un doigt cassé, s'est vu prescrire 42 jours d'incapacité totale de travail (ITT) et son collègue 12 jours, a indiqué une source policière citée par l'AFP. 

Selon cette source, une patrouille avait senti "une odeur de shit" émanant d'une voiture et décidé de contrôler ses quatre occupants, qui se sont rebellés. "Ils s'en prennent aux policiers, incitent à l'émeute", a relaté cette source, selon laquelle "30 personnes" ont alors avancé vers les fonctionnaires, qui ont fait usage de leur lanceur de balle de défense pour se dégager.

Une "bavure" policière?

Mais l'avocat de deux des jeunes gens interpellés, a de son côté dénoncé une "bavure" des policiers, affirmant dans un communiqué que "ses clients, loin d'avoir été coupables de vouloir se soustraire à un contrôle, ont au contraire été victimes de violences graves, attestées par un médecin légiste".

Selon lui, un jeune majeur s'est vu prescrire 47 jours d'ITT, ayant eu les "mains fracturées" et reçu une pluie "de coups de matraque sur le visage et le corps". La source policière a de son côté indiqué qu'un mis en cause, "bien connu des services de police", s'était vu prescrire six jours d'ITT.

A.S. avec Sarah-Lou Cohen et AFP