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Collecte d'ADN auprès de 286 femmes dans une enquête sur un assassinat en Corse

Un gendarme de l'institut de recherche criminelle de la Gendarmerie (IRCGN), le 21 septembre 2009 à Montluçon.

Un gendarme de l'institut de recherche criminelle de la Gendarmerie (IRCGN), le 21 septembre 2009 à Montluçon. - Thierry Zoccolan - AFP

Les enquêteurs cherchent à élucider l'assassinat d'un enseignant de SVT mort en janvier 2016. Disposant d'éléments d'ADN féminin, ils vont se concentrer sur ses proches et son environnement professionnel pour les collectes.

Une vaste opération de collecte d'ADN auprès de 286 femmes va débuter à Ajaccio et se dérouler jusqu'en mars, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'un enseignant en janvier 2016, rapporte l'AFP d'après le procureur de la République de Corse-du-Sud Eric Bouillard.

"Nous allons demander à ces 286 personnes de se soumettre à ce recueil d'analyse ADN, ces prélèvements étant uniquement destinés à la comparaison avec des éléments ADN retrouvés dans le dossier de l'assassinat de Vincent Dorado le 18 janvier 2016", a expliqué le procureur en précisant qu'il "n'y aura pas de fichage" de ces prélèvements qui seront détruits s'ils ne correspondent pas. 

Vincent Dorado, 33 ans, "était un jeune homme semble-t-il très apprécié de tous qui était enseignant de sciences de la vie et de la terre (SVT) au collège de Baléone à Ajaccio. Il a été tué vers 21h à son domicile de deux coups de fusil de chasse", à Afa, un village proche d'Ajaccio, a ajouté le procureur.

Des éléments d'ADN féminin

"Nous avons des éléments d'ADN féminin donc toutes les femmes de son environnement, voisinage direct, amical et familial" ont été contactées lors d'une première phase de comparaison d'ADN. "Nous entamons une deuxième phase avec son environnement professionnel et c'est pour cela qu'il y a autant de monde", a expliqué Eric Bouillard, dans ce qui est a priori la plus grosse opération de collecte d'ADN effectuée dans l'île de Beauté.

"Cela va concerner une quarantaine de personnels administratifs du collège -professeurs, personnel éducatif, secrétaires- et le reste ce sont des mères d'élèves", a-t-il détaillé, précisant que toutes ces femmes étaient majeures.

"Toutes ces personnes vont être contactées dans les jours ou les semaines à venir par la gendarmerie pour leur demander de collaborer en se soumettant à ces test ADN", selon la même source.

Un laboratoire mobile de l'IRCGN (l'Institut de Recherche criminelle de la gendarmerie nationale) sera déployé sur la base aéronautique d'Aspretto, à Ajaccio fin mars, pour comparer les prélèvements avec la trace ADN retrouvée par les enquêteurs. 

L.A., avec AFP