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Chloé : une précédente victime du ravisseur témoigne

Josiane Fayolle agressée par le ravisseur de Chloé en 2007.

Josiane Fayolle agressée par le ravisseur de Chloé en 2007. - -

L'agresseur de Chloé, retrouvée vendredi dans le coffre d'une voiture en Allemagne, possède de lourds antécédents. Une femme qu'il avait agressée en 2007 a accepté de témoigner.

Le ravisseur de Chloé, multirécidiviste, a été condamné à treize reprises. Ce lundi, une précédente victime revient pour la première fois sur les lieux de l'agression dont elle a été l'objet.

Elle voit son ravisseur à la télévision

Vendredi, dès qu'il a été question à la télévision du passé judiciaire du ravisseur présumé de Chloé, Josiane Fayolle a eu des doutes. Mais c’est en ouvrant les journaux, qu'elle a "pris un gros coup de poing dans la figure". Trois ans après sa propre agression, son regard croise à nouveau celui de Kamel Bousselat.

Elle ne l'avait pas revu depuis mai 2009, depuis qu'il avait quitté le box des prévenus du tribunal correctionnel de Nîmes. Il avait alors été condamné à cinq ans de prison ferme dont deux avec sursis pour une série d'agressions sexuelles, dont la sienne, dans le Gard ainsi que dans le Vaucluse à Châteauneuf-du-Pape.

Agressée lors d'une promenade à vélo

Josiane est très sportive. En juin 2007, cette maman de trois enfants part faire une promenade à vélo. Au cours de celle-ci, un homme l’accoste en voiture et lui montre "des revues pornos en lui lançant des paroles obscènes", raconte-t-elle. L'homme se met alors à la suivre en voiture et lui coupe la route.

"Il me tenait fermement par les poignets" raconte-t-elle. Elle explique ensuite qu'elle lui a mis "des coups de pied" et lui a parlé "pour essayer de le dissuader d'aller plus loin". Mais rien n'y fait, Kamel Bousselat bloque Josiane sur la banquette arrière et lui inflige une série d'attouchements sexuels. Heureusement pour la victime, des passants viennent à son secours mettant un terme à l'agression.

L'agresseur sera finalement confondu une semaine plus tard grâce aux éléments fournis par Josiane qui l'avait alors formellement reconnu sur photo.

La famille Fayolle était convaincue de la récidive

Un an et demi plus tard, consultée par la Justice en tant que partie civile sur l'opportunité d'une remise en liberté, la famille Fayolle pointera dans un courrier "un fort risque de récidive" et estimera que "sa place est en détention avec des soins appropriés à son état".

En fin de peine, Kamel Bousselat n'a finalement quitté la prison de Béziers que le 14 septembre dernier.