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"C'est une erreur": Didier Lallement dit "regretter" ses propos sur les personnes en réanimation

En déplacement ce vendredi matin, le préfet de police de Paris avait établi un lien entre les personnes qui n'ont pas respecté le début du confinement et celles qui se trouvent en réanimation à l'heure actuelle.

Une sortie qui provoque - dans la même journée - un tollé, un mea culpa sous forme de communiqué de presse, puis une conférence de presse pour parachever ses excuses.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a donné une conférence de presse ce vendredi à 16 heures pour battre sa coulpe après les propos qu'il a tenus le matin-même.

"C'est une erreur", a admis le haut fonctionnaire. "Nul ne devrait se sentir coupable de vivre une telle situation, un tel drame, et je n'avais pas l'intention de rajouter la culpabilité à leur peine. (...) Pour ces raisons, je regrette d'avoir tenu ces propos, je comprends les réactions qu'ils suscitent et je présente mes excuses à tous ceux que j'ai pu ainsi heurter", a déclaré Didier Lallement.

Pas de démission à l'ordre du jour

En déplacement Porte d'Orléans à Paris ce vendredi matin, le préfet de police avait établi une causalité entre les personnes atteintes du Covid-19 en réanimation à l'heure actuelle et celles qui étaient passées outre les consignes de confinement:

"Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, ceux qu'on trouve dans les réanimations désormais aujourd'hui, ce sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté."

La phrase du préfet de police de Paris a suscité des réactions courroucées de plusieurs responsables politiques, certains appelant à sa démission.

Une issue que Didier Lallement a lui-même exclue au cours de sa conférence de presse:

"Cet après-midi, demain et dans les jours suivants, comme depuis plusieurs semaines, jours et nuits, les fonctionnaires et militaires de la préfecture de police seront à nouveau à leur poste de travail au service de l'ensemble de nos concitoyens avec un seul but: les protéger. Cette action à leur tête, je vais la continuer en exerçant ma responsabilité avec gravité et confiance, c'est la mission que m'a fixée le ministre de l'Intérieur et je vais l'honorer."
Clarisse Martin