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Béziers: une adolescente en possession d'un couteau menace de mort sa professeure

Police - Photo d'illustration

Police - Photo d'illustration - Bertrand Langlois / AFP

La jeune fille de 13 ans a été interpellée dans la rue par la police après avoir quitté son collège, armée d'un couteau. Elle a été placée en garde à vue.

Jeudi, une collégienne a été interpellée par la police de Béziers après avoir menacé de mort l'une de ses professeures. Armée d'un couteau, la jeune fille a été placée en garde à vue, a appris BFMTV.com confirmant une information de Midi Libre.

"Il s'agit d'une élève poly-exclue puisqu'elle a rejoint le collège Lucie-Aubrac de Béziers en novembre après avoir été exclue de son précédent établissement pour des faits de menaces et violences sur des élèves et des professeurs", indique à BFMTV.com Christophe Mauny, directeur académique de l'Hérault des services de l'éducation nationale.

Jeudi, l'adolescente de 13 ans s'est présentée à son cours d'anglais sans ses affaires de classe. Sa professeure lui en a fait la remarque et une discussion houleuse s'en est suivie.

"L'élève s'est emportée en proférant des menaces de mort et en disant qu'elle avait un couteau dans son sac", nous précise Christophe Mauny.

Deux plaintes déposées pour "menaces de mort"

Certains de ses camarades de classe ont tenté d'apaiser la situation en accompagnant la jeune fille hors de la classe, dans l'espoir de la calmer. En vain. Elle a finalement quitté l'établissement "en douce" pour être ensuite rapidement interpellée par la police.

"Les agents ont alors constaté qu'elle avait bien un couteau sur elle. Elle a été placée en garde à vue", poursuit le directeur académique.

La professeure, "très choquée", ainsi que la principale adjointe qui est intervenue au moment de l'altercation, ont toutes les deux déposé plainte contre l'adolescente pour "menaces de mort". Un conseil disciplinaire doit avoir lieu pour décider du sort de la jeune fille.

"En attendant, le chef d'établissement pourrait prendre une mesure d'exclusion à titre conservatoire afin que l'élève ne côtoie pas les professeurs et ses camarades avant le verdict", conclut Christophe Mauny qui affirme que le rectorat prend cette affaire "très au sérieux" et "apporte tout son soutien à l'équipe pédagogique".

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV