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Béziers: des panneaux polémiques sur la police municipale dégradés

Les nouveaux panneaux publicitaires de la police municipale, installés à Béziers il y a quelques jours, ne font décidément par l'unanimité: à la suite d'un coup de colère, une vingtaine de ces sucettes publicitaires ont été dégradées.

Les nouveaux panneaux publicitaires de la police municipale, installés à Béziers il y a quelques jours, ne font décidément par l'unanimité: à la suite d'un coup de colère, une vingtaine de ces sucettes publicitaires ont été dégradées. - Sylvain Thomas - AFP

La campagne publicitaire mise en place dans sa ville par Robert Ménard, le maire de Béziers, et qui vante l'armement de la police municipale, fait toujours autant polémique dans les murs de la commune héraultaise. Au cours des derniers jours, une vingtaine de ces panneaux ont été vandalisés.

C'est une campagne publicitaire polémique qui a fait grand bruit: les affiches vantant l'équipement de la police municipale de Béziers en armes à feu a décidément du mal à passer auprès de tous les habitants de la commune héraultaise. Preuve en est, une vingtaine de sucettes, ainsi que l'on nomme ce format de publicité, ont été récemment vandalisées, selon le journal local Midi Libre, daté de ce mercredi.

Selon le quotidien régional, ces dégradations sont directement liées à la campagne mise en place par le maire de la ville, Robert Ménard, qui a décidé d'armer sa police municipale depuis le 1er février dernier.

Et d'en alerter "les délinquants" à grands coups de publicités sur des affiches partout dans la ville.

Un message "fort"

"Désormais, la police a un nouvel ami", peut-on lire sur les affiches en question, déployées sur près de 130 panneaux à Béziers. "Ce n'est pas une campagne institutionnelle, mièvre et sans nerfs", avait alors commenté Robert Ménard, élu l'année dernière grâce au soutien du Front national, alors contacté par nos soins.

"On voulait faire passer un message fort aux Biterrois, à savoir qu'il y a une véritable police municipale, qui est armée et qui travaille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7."

Un message qui a toutefois divisé les associations, les politiques, ainsi que les habitants eux-mêmes de la commune. Jusqu'au coup de colère de ces derniers jours.

Contacté par le Midi Libre, Robert Ménard a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de se laisser influencer par ces récentes dégradations. Le fondateur de Reporters sans frontières dénonce des actes de "vandalisme pur et simple".

Quant aux éventuelles suites judiciaires, la balle n'est pas dans le camp de la commune: c'est en effet un exploitant privé qui gère les panneaux publicitaires en question. "On a des traces des gens qui ont fait cela sur des images, on va voir ce que va faire la société. Ils peuvent porter plainte", a précisé le maire de Béziers.

Jé. M.