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Besançon: la double personnalité de l'anesthésiste accusé d'empoisonnement

Un anesthésiste prépare une intervention chirurgicale à Angers, octobre 2013. (Photo d'illustration)

Un anesthésiste prépare une intervention chirurgicale à Angers, octobre 2013. (Photo d'illustration) - AFP

Un anesthésiste qui exerçait à Besançon est soupçonné d'avoir empoisonné sept patients, dont deux mortellement. Il nie ces accusations.

Son entourage ne comprend pas. Un médecin anesthésiste, soupçonné d'avoir volontairement empoisonné sept patients, entre 2008 et 2017, dont deux mortellement, a été mis en examen lundi à Besançon.

Une nouvelle qui a surpris au sein de sa clinique, où il était réputé pour être le meilleur de sa spécialité. "C'est un excellent praticien (...). Dès qu'on avait un problème grave avec un patient, c'est lui qu'on appelait à la rescousse", témoigne ainsi un collègue de la Clinique Saint-Vincent auprès du Parisien.

Mais si ses collègues de travail dépeignent un "collaborateur en or", pour ses voisins, c'est une autre histoire. "Il fallait le servir comme Monsieur le prince", raconte une commerçante au Parisien. Les habitants du village le décrivent comme hautain et suffisant. Une personnalité aux antipodes des éloges de ses collègues.

Sept victimes présumées, dont deux sont mortes 

Cet homme de 45 ans a été mis en examen pour "empoisonnements avec préméditation" sur sept patients âgés de 37 à 53 ans, opérés dans deux cliniques de Besançon. Le praticien a été placé sous contrôle judiciaire dans la nuit de lundi à mardi, avec interdiction d'exercer sa profession et l'obligation de verser une caution de 60.000 euros.

Selon l'enquête en cours, les sept victimes présumées (quatre femmes et trois hommes) ont reçu au cours de leurs opérations des "doses létales de substances" - dont la nature n'a pas été précisée - qui ont provoqué un arrêt cardiaque, a précisé la vice-procureure de Besançon. Deux d'entre elles n'ont pas pu être réanimées: un homme de 53 ans décédé en 2008 pendant une opération des reins, et une femme de 51 ans décédée en 2016 au cours d'une opération pour une fracture.

A.Mi avec AFP