BFMTV

Besançon: l'anesthésiste soupçonné d'avoir empoisonné des patients présenté à un juge

L'anesthésiste Frédéric Péchier en mars 2017

L'anesthésiste Frédéric Péchier en mars 2017 - Sébastien Bozon - AFP

Une conférence de presse du procureur de Besançon doit avoir lieu aux alentours de 17h30 ce jeudi.

Après 48 heures de garde à vue, le médecin anesthésiste Frédéric Péchier sera, comme l'a annoncé le procureur de la République de Besançon, présenté ce jeudi à un juge d'instruction pour une potentielle mise en examen et un placement en détention. Une conférence de presse du procureur de Besançon doit avoir lieu aux alentours de 17h30 ce jeudi. 

En 2017 déjà, il avait été inculpé pour sept empoisonnements mais avait avait été laissé libre sous contrôle judiciaire, avec l'interdiction d'exercer sa profession. Après une enquête préliminaire parallèle de deux années, la justice cherche désormais à faire la lumière sur son éventuelle implication dans une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects qui pourrait dissimuler des "faits d'empoisonnement potentiels". Parmi ces "événements indésirables graves", il y aurait 15 décès.

"Pompier pyromane"

Parmi les sept cas d'empoisonnements pour lesquels l'anesthésiste est mis en examen depuis 2017, deux personnes sont décédées. Tous ces patients, âgés de 37 à 53 ans étaient en clinique pour subir des interventions chirurgicales sans difficultés particulières. Ils avaient pourtant tous fait des arrêts cardiaques et seuls cinq ont pu être réanimés. Ces arrêts cardiaques avaient été provoqués par l'administration de doses potentiellement létales de potassium et d'anesthésiques, a établi l'enquête.

Privilégiant la thèse du "pompier pyromane", les enquêteurs le soupçonnent d'avoir sciemment modifié les poches d'injection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

Selon son avocat, Me Randall Schwerdorffer, "Le docteur Péchier continue à collaborer très précisément avec les enquêteurs en répondant parfaitement aux questions qui lui sont posées". 
Hugo Septier