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Bernard Tapie hospitalisé dans un état "très préoccupant", annonce son fils Laurent

"Les chances statistiques à ce stade-là sont épouvantables", a souligné Laurent Tapie sur BFMTV ce jeudi matin.

Au lendemain du refus par la justice de la demande de report, pour raisons de santé, du procès en appel de Bernard Tapie dans le cadre de l'affaire de l'arbitrage controversé de 2008, le clan de l'homme d'affaires réagit. Invité ce jeudi matin sur l'antenne de BFMTV, son fils Laurent Tapie a rapporté que son père est actuellement hospitalisé et juge "incompréhensible" la décision de la cour d'appel. Laurent Tapie a donné des nouvelles de la santé de Bernard Tapie, selon lui dans un état "très préccupant".

"De nouvelles tumeurs sont apparues. Aujourd’hui, il en a une au cerveau soignée par radiothérapie, deux dans les reins, dans l’abdomen, il en a un peu partout de petites taille. Il a de la chimiothérapie, de l’immunothérapie. Il a eu une intervention chirurgicale. Les chances statistiques à ce stade-là sont épouvantables", a-t-il souligné.

"Il a toujours déjoué les statistiques, sa famille souhaite que ce soit encore le cas. Sur le fait de se battre il est hors-normes, mais il n’y a pas de surhomme, il est extrêmement fatigué", a ajouté Laurent Tapie.

"Pas un argument recevable"

Sur le fond du dossier, Laurent Tapie a indiqué que son père, en prévision du procès, n'avait "pas voulu prendre de traitements extrêmement intrusifs pour avoir toute sa tête, être réactif lors des débats, il s'était préparé." De plus, selon lui, la cour d'appel a refusé une expertise médicale puisque "la décision était prise d’aller au bout du procès sans donner de report."

Toujours selon le fils de Bernard Tapie, deux arguments ont été donnés par la présidente de la cour d'appel contre le report du procès. "Celui du temps, de dire que le prochain calendrier disponible c’est avril 2022. Ce n’est pas un argument recevable, si la justice est lente, c’est le problème de la justice, ce n’est pas aux gens malades de subir les conséquences des lenteurs de la justice."

"Le deuxième argument c’est de dire que sa présence n’est pas indispensable puisque j’ai pu prendre connaissance de tous ses arguments de défense, développés lors de la première instance. C’est invraisemblable, si on fait un deuxième procès, c’est pour qu’il y ait un deuxième procès, avec les protagonistes, les échanges, les débats contradictoires à nouveau.

Si c’est pour dire qu’on reprend les déclarations du premier c’est pas la peine de faire quoi que ce soit. C’est inquiétant et alarmant car ça veut dire qu’elle a déjà pris sa décision, dans un sens ou un autre", a ajouté Laurent Tapie.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV