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Auxerre: information judiciaire ouverte après la mort d'un trentenaire lors d'une interpellation

Les polices appréhendé le forcené, qui est mort au cours de l'interpellation. (photo d'illustration)

Les polices appréhendé le forcené, qui est mort au cours de l'interpellation. (photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

La nuit du 5 janvier, un forcené aux lourds troubles psychiatriques est mort d'un arrêt cardiaque. Appréhendé à son domicile par les policiers, il avait reçu un coup de flashball et été maîtrisé au sol.

Ce jeudi, la procureure de la République d'Auxerre a ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire" et saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Dans la nuit de 5 au 6 janvier, un homme aux lourds antécédents psychiatriques est mort au cours d'une interpellation particulièrement mouvementée.

Les faits se sont déroulés au domicile du forcené, âgé de 37 ans, à Auxerre. Les policiers ont interpellé l'homme, en pleine crise de démence, alors qu'il hurlait à la mort et prétendait être Jésus. Ils ont tenté de maîtriser l'individu en tirant un coup de flashball, ce qui n'a eu pour effet que de l'exciter encore davantage. Celui-ci a lancé une haltère à l'attention des forces de l'ordre, avant d'être neutralisé au sol et de succomber à un arrêt cardiaque.

Les policiers présents n'ont pas été suspendus

A la suite de sa mort, l'enquête a été confiée à la police judiciaire d'Auxerre. L'analyse toxicologique n'a révélé "ni alcoolémie, ni aucune médication autre qu'une concentration thérapeutique de méthadone, qui n'explique pas son état d'excitation". L'autopsie a mis en évidence des contusions pulmonaires et cardiaques liées à l’onde de choc du projectile, ainsi qu' un syndrome asphyxique vraisemblablement en lien avec sa maîtrise au sol.

Le trentenaire avait séjourné à plusieurs reprises dans des services de soins spécialisés depuis 1999 et suivait très probablement un traitement thérapeutique. "Une rupture de soins pourrait expliquer cet état de crise", a ajouté la procureure de la République, Sophie Macquart-Moulin. Les fonctionnaires de police impliqués dans l'interpellation n'ont pas été suspendus car "les responsabilités n’ont pas encore été établies".

M. J avec AFP