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Attentats contre… des radars !

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Un étrange groupe, aux revendications incohérentes, s’attaque à l’explosif aux radars automatiques au bord des routes.

La FNAR, la Fraction Nationaliste Armée Révolutionnaire, refait parler d'elle. Ce mystérieux groupe qui revendique une dizaine d'attentats à l'explosif contre des radars automatiques (dans l'Oise et les Yvelines, dont le dernier début mars) a envoyé une lettre à l'hebdomadaire Paris-Match qui sort aujourd'hui. Il réclame, outre une rançon de 4 millions d'euros, l'expulsion de tous les sans-papiers, la baisse de la fiscalité et la fin de la répression de la délinquance routière. Il menace aussi d'utiliser dorénavant des explosifs plus puissants.

Une enquête est en cours, menée par la Sous-Direction Antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire, dont aucun élément n'a encore été dévoilé. Gérard Gachet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, remarque que « certaines revendications s'apparenteraient à l'extrême droite, d'autres à l'extrême gauche » et que les autorités font face « à quelque chose qui n'est pas très cohérent » mais pris au sérieux car il s'agit de « personnes qui manient des explosifs et menacent maintenant de s'en prendre à des personnes ».

« Franchement, ils ont raison »

A Puiseux-le-Hauberger, 700 habitants, dans l'Oise, le radar situé sur la nationale 1 a été détruit à l'explosif le mois dernier. Mais la méthode n'inquiète pas les habitants. Au contraire, Claude, qui tient l'épicerie du village, trouve qu'il n'y « pas de danger » car « à 1 heure du matin, il n'y a personne qui passe et la première maison est à 100 mètres ». Il avoue que « le radar qui saute », cela l'a « fait rigoler » car « si tu te fais sucrer ton permis, tu es content de voir un radar qui saute ». De son côté, Jean, qui habite le village, estime ironiquement que « c'est un geste complètement légal car il n'y a pas eu d'incident ».

La rédaction et Sébastien Gilles