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Arbitrage Tapie : l'Etat a déposé un recours

Le Consortium de réalisation (CDR), structure publique chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais, a déposé le recours jeudi soir.

Le Consortium de réalisation (CDR), structure publique chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais, a déposé le recours jeudi soir. - -

Le Consortium de réalisation (CDR), structure chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais, a déposé un recours jeudi soir contre l'arbitrage au bénéfice de Bernard Tapie sur l'affaire de la revente d'Adidas. Au terme de ses 4 jours de garde à vue, l'homme d'affaire a par ailleurs été déféré et pourrait être mis en examen.

L'Etat avait prévenu, ils ont finalement agi : le Consortium de réalisation (CDR), structure publique chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais, a déposé jeudi soir devant la Cour d'appel de Paris un recours contre l'arbitrage qui a octroyé à Bernard Tapie 403 millions d'euros en 2008 pour solder son litige avec la banque après la vente d'Adidas.
Ce recours a été déposé un mois jour pour jour après la première mention dans la presse d'une dédicace de Bernard Tapie au juge arbitre Pierre Estoup dans un de ses livres, et il est contraint par un court délai de prescription. 

4 jours de garde à vue

Le CDR s'était constitué partie civile le 4 juin pour avoir accès au dossier d'instruction concernant les conditions dans lesquelles l'arbitrage avait été rendu, en juillet 2008. "Or, les investigations menées par la brigade financière sous le contrôle de trois juges d'instruction et du parquet ont révélé au CDR l'existence d'indices graves et concordants permettant de considérer que l'arbitrage a été entaché de fraude", indique le Consortium dans un communiqué.
À ce jour, trois personnes ont été mises en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l'enquête sur cet arbitrage suspect : Pierre Estoup, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, et Jean-François Rocchi, l'ancien président du CDR. Bernard Tapie, dont la garde à vue s'est achevée ce vendredi, a été déféré au terme de ses quatre jours de garde à vue. Il sera interrogé par les juges à l'Hôtel-Dieu, où il a passé sa garde à vue pour des raisons médicales.

dossier :

Affaire Tapie

Mathias Chaillot avec Reuters