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Alerte enlèvement à Marseille: le suspect mis en examen et écroué

Illustration d'une voiture de police.

Illustration d'une voiture de police. - AFP

L'individu a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration" de mineur de moins de quinze ans. Devant la police, il n'a pas été en mesure d'expliquer son geste.

Le ravisseur du garçon de deux ans et demi, enlevé dimanche dans le quartier marseillais de la Canebière et retrouvé indemne quelques heures plus tard à Valence, a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit de mardi à mercredi, a indiqué le procureur.

Propos confus et contradictoires

Selon les examens médicaux pratiqués, le petit Osnachi n'a pas subi de violences, avait précisé mardi le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" de mineur de moins de quinze ans a été ouverte. 

Devant les enquêteurs de la police judiciaire, l'homme a tenu des propos confus et contradictoires, selon Xavier Tarabeux. Le mystère reste entier: ce trentenaire sans revenus et sans profession, vivant chez ses parents, n'a pas été en mesure d'expliquer son geste, ni pourquoi il s'est rendu à Valence, a confié une source proche du dossier.

Déjà condamné pour vols

Il y a été interpellé dimanche soir dans une chambre d'hôtel proche de la gare, où se trouvait le petit garçon, endormi tout habillé sur le lit. Il s'agit d'un homme déjà condamné pour des vols et qui n'est "pas très bien dans sa tête", "pas équilibré", selon cette source. À son arrivée à l'hôtel à Valence, l'homme a été reconnu par une cliente, qui a fait appeler la police après avoir vu une "Alerte enlèvement" à la télévision.

Osnachi avait été enlevé dans le quartier de la Canebière vers 12h40 dimanche. Il avait échappé à la vigilance de sa mère alors que cette dernière assistait à un office religieux dans une salle de prière évangélique. Il s'était retrouvé dehors et avait été enlevé. Des images de vidéosurveillance permettaient de voir le ravisseur et l'enfant, sans montrer de violences.

Esther Paolini avec AFP