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Air France: les 5 salariés jugés le 2 décembre pour "violences en réunion"

Placés en garde à vue tôt lundi matin, les cinq salariés sont soupçonnés d'avoir exercé des violences contre des vigiles et deux DRH lors d'un CCE au début du mois d'octobre consacré à l'annonce d'un plan de restructuration.

Les cinq salariés d'Air France qui étaient en garde à vue ont été déférés mardi devant un magistrat du parquet de Bobigny. Ils seront jugés le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des "faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n'excédant pas huit jours", a précisé le parquet.

"Les interpellations approchent celles de terroristes", a réagi sur BFMTV Miguel Fortea (CGT), qui a demandé par ailleurs "la levée des poursuites engagées" à l'encontre de ces salariés. 

Soupçonnés de violences

Après avoir passé une trentaine d'heures en garde à vue, les cinq employés de la compagnie aérienne, quatre de la branche cargo Air France et un d'Air France Industries, vont donc faire l'objet d'une convocation par procès verbal (CPPV) en vue d'un procès, a précisé le parquet.

Soupçonnés d'avoir exercé des violences contre des vigiles et deux DRH lors du Comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre, les employés, âgés de 35 à 48 ans, ont été placés en garde à vue lundi dans les locaux de la Police aux frontières de Roissy, chargée de l'enquête. 

Lundi 5 octobre, en marge d'un comité central d'entreprise (CCE) consacré à l'annonce d'un plan de restructuration impliquant une possible suppression de 2.900 postes, plusieurs centaines d'employés avaient fait irruption au siège de la compagnie et deux dirigeants d'Air France avaient été molestés, leurs chemises arrachées.

M.G. avec AFP