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A Valence, des panneaux pour "dissuader" les clients de prostituées

Les clients de prostituées encourent une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu’à 1500 euros.

Les clients de prostituées encourent une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu’à 1500 euros. - Valery Hache - AFP

La ville de Valence a annoncé jeudi l'installation de quatre panneaux aux entrées d'un parc pour lutter contre la prostitution dans le secteur.

Des pictogrammes éloquents pour lutter contre la prostitution. C'est l'initiative prise par le maire LR de Valence (Drôme), Nicolas Daragon, lassé des plaintes de riverains et de familles se promenant dans le parc de l'Epervière, au sud de Valence. Le but: "rappeler à l'ordre" les clients de prostituées avec la volonté de "systématiser les verbalisations".

Quatre panneaux de 3 mètres sur 2 mètres ont été installés ce jeudi. Sur chacun d'entre eux, une première icône – représentant une femme penchée sur la fenêtre d’une voiture – rappelle qu'"acheter un acte sexuel est interdit par la loi et passible d'une amende de 1.500 euros". Le deuxième pictogramme avertit que "le site est équipé de caméras permettant la vidéo-verbalisation" et le troisième que "l'amende est envoyée directement" au domicile du contrevenant.

Risques de contravention

Grâce à ces panneaux d'avertissement, le maire compte endiguer la prostitution aux abords du parc familial. Il reconnaît toutefois: "Nous n'allons pas éradiquer le problème du jour au lendemain, j'en ai conscience. Mais l'idée est de systématiser les verbalisations", déclare-t-il. Et d’ajouter:

"J'ose espérer que le dispositif de dissuasion que nous mettons en place sera donc particulièrement efficace."

La municipalité précise que "le dispositif de vidéo-verbalisation permet d'utiliser les caméras pour relever et verbaliser les infractions au Code de la route. Concernant les achats d'actes sexuels: la procédure est transmise par la ville au procureur de la République". Ce dernier souligne que la contravention encourue par les clients de prostituées ne donnent toutefois pas lieu à "des poursuites pénales au sens strict mais à des rappels à la loi ou à des alternatives aux poursuites".

A.L. avec AFP