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302 "revenants", 134 personnes écrouées, les statistiques du jihadisme français

A mesure que Daesh s'écroule en Syrie et en Irak, ses combattants reviennent sur les terres qu'ils avaient quittées pour le jihad. Selon nos informations, si 686 adultes, auxquels s'ajoutent 500 mineurs, sont toujours sur place, 302 "revenants" français ont fait leur retour sur le territoire national depuis 2014.

Daesh, qui a perdu ces derniers mois ses deux capitales de Mossoul et Raqqa, semble sur le point de s'effacer des cartes. Mais le "Califat" terroriste a continuellement enregistré des départs au sein de ses troupes et de sa population et ce, bien avant son effondrement. Selon nos informations, 302 Français sont revenus en France depuis 2014. Parmi ces "revenants", on compte 244 adultes, et plus précisément 178 hommes et 66 femmes, ainsi que 58 mineurs. Dix d'entre eux, et pour les deux tiers des femmes accompagnées d'enfants, sont revenus au cours de l'année 2017. 

686 individus majeurs encore en Syrie et en Irak 

Sur les 244 adultes qui ont fait leur retour, on dénombre 134 personnes écrouées, soit 120 hommes et 14 femmes. Si 110 personnes ne sont donc pas derrière les barreaux, 41 font l'objet d'un contrôle judiciaire, et 69 d'un suivi administratif. Par ailleurs, 816 personnes sont recherchées (par un mandat de recherche ou un mandat d'arrêt) en raison de leur participation à des filières jihadistes irako-syriennes.

La jeunesse des mineurs revenus, âgés dans la grande majorité des cas de moins de dix ans, les éloigne, quant à eux, des poursuites judiciaires. Des mesures d'assistance éducative ont été ordonnées par un juge pour 56 enfants. 

Bien entendu, beaucoup de ressortissants français ayant choisi de rejoindre le jihad sont toujours en zones de guerre. Ainsi, 686 personnes, 391 hommes et 295 femmes, sont encore sur place. A leurs côtés, on trouve 500 mineurs dont 28 adolescents combattants de plus de 15 ans. Une trentaine de Français ont été arrêtés en Irak et en Syrie. Aucun adulte n'a été extradé vers notre pays mais des enfants (en tout et pour tout moins d'une dizaine pour le moment) ont été rapatriés. 

R.V., avec Sarah-Lou Cohen