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24 ans, stagiaire et en poste depuis 6 jours: qui est le jeune policier qui a neutralisé le tueur de la Préfecture?

Le policier qui a permis d'arrêter le périple meurtrier d'un agent de la Préfecture de police de Paris y était affecté depuis 6 jours. Il s'agit d'un jeune gardien de la paix de 24 ans.

"Ce n'est pas une question de jeunesse, on voit que le courage et la détermination sont dans l'ensemble des classes d'âge." 24 heures après l'attaque qui s'est produite à l'intérieur de la Préfecture de police de Paris, Didier Lallement, le préfet, a rendu hommage au policier qui a permis de mettre fin au périple meurtrier de Michael Harpon au cours duquel quatre personnes ont été tuées et une autre blessée.

Ce policier est un jeune stagiaire de 24 ans qui vient d'achever sa formation d'un an de gardien de la paix. Bien classé, il a été affecté à la compagnie de garde de la Préfecture de police de Paris qui a pour fonction de veiller sur les entrées du public dans le bâtiment situé sur l'île de la Cité, en plein coeur de Paris. Le jeune stagiaire a pris son poste il y a six jours.

"Cela montre l'excellence de la formation de nos fonctionnaires", a rappelé le préfet.

Deux sommations

Jeudi vers 13 heures, un agent administratif de 45 ans affecté au service informatique à la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) s'en est pris à trois policiers qui travaillaient dans leur bureau. Dans sa fuite, il emprunte les escaliers et s'en prend à deux autres fonctionnaires, l'un est tué, l'autre blessé. Dans la cour de la Préfecture, le jeune policier va d'abord faire des sommations pour lui demander de lâcher son arme. Puis, sans réponse de l'assaillant, il lui tire dessus à deux reprises et le tue sur le coup.

Le jeune gardien de la paix était muni d'un fusil d'assaut HK G36. Jeudi, il a été auditionné dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Depuis 2017, et après les attentats de 2015, une loi régit l'usage des armes chez les forces de l'ordre. Un usage "en cas d'absolue nécessité et de manière strictement proportionnée", "immédiatement après deux sommations adressées à haute voix", notamment, pour "contraindre à s'arrêter (...) des personnes qui cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et qui sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d'autrui".

Justine Chevalier