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iTELE: les salariés votent la fin de la grève après 31 jours

La grève à iTELE a duré 31 jours

La grève à iTELE a duré 31 jours - AFP

Les journalistes de la chaîne d'information en continu ont voté ce mercredi la reprise du travail.

Le bras de fer est terminé. Ce mercredi, les salariés d'iTELE ont voté à l'unanimité, moins deux abstentions, la fin de la grève commencée le 17 octobre dernier, mettant fin à un mouvement historique de 31 jours, selon des grévistes.

"La société des journalistes d'iTELE, digne et debout, appelle à la reprise du travail dès que le protocole d'accord (avec la direction, NDLR) sera signé", a indiqué la société des journalistes d'iTELE sur son compte Twitter.

Départ d'un tiers de la rédaction

Dans un même temps, 25 journalistes de la chaîne du groupe Canal+ ont annonce leur départ. Une dizaine de journalistes avaient déjà annoncé quitter la chaîne, parmi lesquels plusieurs rédacteurs en chef: c'est donc au total près d'un tiers de la rédaction de 120 journalistes qui a décidé de quitter iTELE à l'issue de cette grève. "D'autres décideront ensuite", a indiqué un journaliste sur le départ. Dès le début de la grève, la direction du groupe avait proposé de faciliter le départ de ceux qui voudraient quitter la chaîne.

"Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la tête haute, avec au coeur le sentiment d'avoir tenté de défendre notre honneur", déclarent les grévistes dans un texte publié par le site Les Jours. "Le dialogue avec la direction a été lent, difficile, rythmé par de trop nombreuses plages de silence."

Morandini reste en place

"Nous n'avons pas obtenu le retrait de Jean-Marc Morandini (...) Mais nous avons obtenu des garanties sur l'indépendance de la rédaction. Une charte éthique sera rédigée, dans le cadre de la loi Bloche, dans les 4 mois", précisent les salariés.

Les salariés d'iTELE réclamaient depuis bientôt un mois des garanties éditoriales sur leur indépendance, notamment une charte éthique, et la fin du double rôle assuré par Serge Nedjar, directeur de la chaîne et de la rédaction, qui cristallise une bonne partie des tensions.

La mise à l'écart de Jean-Marc Morandini, animateur controversé mis en examen dans une affaire de corruption de mineurs, dont l'arrivée avait mis le feu aux poudres, était passée au second plan des revendications.

Fabien Morin avec AFP