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"Restauration" d'Ecce Homo: l'octogénaire va toucher des droits d'auteur

droit d'image sur la pire peinture

droit d'image sur la pire peinture - -

Cecilia Gimenez avait entrepris de restaurer une peinture du Christ, "Ecce Homo". Un raté qui a fait le tour du monde. Elle demande aujourd'hui les droits d'image de cette peinture maladroitement restaurée.

La stupeur et la risée générale qu'avait provoquées la restauration de la peinture du Christ d'Elia Garcia Martinez ne sont plus d'actualité. Cecilia Gimenez, 82 ans, devrait signer mercredi un accord lui rapportant 49 % des revenus tirés des droits à l'image de l'oeuvre, indique mercredi le Huffington Post.

Car ce tableau, devenu mondialement célèbre, génère désormais de juteux revenus: l'église de Borja, au nord-Est de l'Espagne, a reçu en un an 57.000 visiteurs qui ont versé un euro pour contempler la pire restauration de l'histoire de la peinture.

"La fondation et Cecilia destineront tous les revenus à des œuvres caritatives", précise Antonio Val-Carreres, l'avocat de l'octogénaire. Il précise que des entreprises internationales voudraient même utiliser cette version sur de l'image sur des objets variés, des tasses aux tee-shirts.

La famille du peintre refuse de donner son accord

Mais la famille du peintre refuse pour l'instant de donner son accord pour un partage des droits d'image. "C'est le principal point de discorde", explique Juan Maria Ojeda, le maire adjoint de Borja. Certains membres de la famille souhaitent que le tableau soit exposé ailleurs. D'autres aimeraient une restauration à l'identique.

Une pétition, mise en ligne l'été dernier, a été signée par plus de 23.000 personnes sur www.change.org. Elle demande que la dernière version de l'Ecce Homo soit conservée, trouvant que le style de Cecilia Gimenez est "une critique subtile des théories créationnistes de l'Eglise".

C.Pa.