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Roselyne Bachelot: "le principe de précaution" devrait empêcher la réouverture rapide des lieux culturels

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur le perron de l'Elysée, le 6 janvier 2021 à Paris

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur le perron de l'Elysée, le 6 janvier 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La ministre de la Culture estime que "le principe de précaution" devrait empêcher la réouverture rapide des lieux culturels, en raison de l'arrivée en France de variants plus contagieux du Covid-19.

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a estimé mardi que "le principe de précaution" devrait empêcher la réouverture rapide des lieux culturels, en raison de l'arrivée en France de variants plus contagieux du Covid-19.

"Sur la sécurité des lieux de spectacle, c'est vrai que dans la première édition du coronavirus, on a été assez sûr de nous, de façon empirique (...) mais on était assez sûr que les lieux étaient sûrs", a affirmé la ministre devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

"Là, dans ces nouvelles éditions du coronavirus, qui sont beaucoup plus contaminantes, nous n'avons pas encore de certitude puisque par définition les lieux de culture sont fermés. Donc comment peut-on tester s'ils sont sûrs?", a-t-elle demandé. "Donc là, il y a encore beaucoup d'interrogations. On peut comprendre que le principe de précaution prévale", a conclu Roselyne Bachelot.

"On ne va pas faire 5.000 tests PCR"

Des variants, plus contagieux, du coronavirus sont apparus depuis fin 2020 dans d'autres pays que la France, qui a repéré leur présence sur le territoire. Certains épidémiologistes craignent que leur propagation fasse repartir l'épidémie dans les mois à venir. La ministre a également rejeté l'idée de permettre des rassemblements culturels en testant tous ceux qui y participeraient.

Evoquant "l'idée qui avait été développée à Barcelone, dans l'expérimentation barcelonaise, d'un test PCR à l'ouverture d'un festival debout", Roselyne Bachelot a expliqué: "On ne va pas faire 5.000 tests PCR. Et puis un festival, ça dure sur trois, quatre, cinq jours, donc il faudrait refaire un test PCR au bout de trois jours. C'est évidemment totalement impossible".

"Et qui paierait? On ne va pas facturer ça à la Sécurité sociale, parce que rappelons-nous que ces tests PCR sont entièrement gratuits pour tous ceux qui le demandent", a-t-elle demandé. "Peut-on facturer un test d'entrée dans un festival à l'Assurance maladie? (...) C'est une question, à la limite, éthique".

J.L. avec AFP