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Le secrétaire d'Etat à la francophonie "consterné" par la chanson d'Amir à l'Eurovision et l'hymne de l'Euro

Pas assez francophones? Le titre d'Amir, qui représentera la France au concours de l'Eurovision, ne plaît pas du tout au secrétaire d'Etat chargé de de la Francophonie, André Vallini. Il s'en est ouvert sur Twitter ce lundi 2 mai, jugeant "consternant et inacceptable" que la chanson du candidat à l'Eurovision ne soit pas en français. Un reproche qu'il fait également à l'hymne pour les supporters français de l'Euro 2016.

Certes, la musique qui fera office d'hymne officieux de l'équipe de France de football est une reprise de Kiss, I was made for loving you, et cette version interprétée par Skip The use ne comporte pas un mot de français. Ce tube planétaire a d'ailleurs été préféré à des succès de Charles Trenet ou Jean-Jacques Goldman. Mais le titre J'ai cherché, qui défendra nos couleurs à Stockholm le 14 mai prochain, est, lui, bel et bien dans la langue de M Pokora, à l'exception du refrain.

"Exportable, international, communicatif"

Mais Amir, le représentant français à l'Eurovision, a déjà défendu son titre contre ce type d'attaques. "La plupart des chansons de l'Eurovision sont en anglais et la plupart des gagnants des années précédentes, ou même la totalité, font des chansons en anglais. Et puis nous, on a la possibilité de respecter à la fois la chanson française, le texte en français, car on raconte l'histoire dans la chanson en langue française, a déclaré Amir, interrogé sur BFMTV, ajoutant que ce titre avait un "côté 'exportable', international, communicatif". La chanson est en effet très jouée en radio dans toute l'Europe.

Quelques heures après la parution de son tweet, André Vallini a fait part de son mécontentement par le biais d'un communiqué pour justifier ses critiques: "Au moment où nous défendons la place du français dans les institutions internationales et notamment européennes, au moment où nous mobilisons tous nos moyens pour son rayonnement dans le monde, (...) il est incompréhensible que lors de deux grands évènements populaires, la langue française baisse pavillon !", a estimé le secrétaire d'Etat à la Francophonie. Et de conclure: "De grâce, ne marquons pas contre notre camp!"

M. R.