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Le Beverley, dernier cinéma porno de Paris, ferme définitivement ses portes

Maurice Laroche, patron du Beverley, devant son établissement

Maurice Laroche, patron du Beverley, devant son établissement - Stéphane de Sakutin - AFP

Le propriétaire du dernier cinéma pornographique de Paris a annoncé la fermeture de son célèbre établissement.

C'était la dernière séance. Le Beverley, dernier cinéma pornographique de Paris, ferme ses portes ce samedi, a annoncé son propriétaire Maurice Laroche au Parisien. Comme chaque jeudi et chaque samedi, la salle proposera une "soirée couple": "D’habitude, on ferme à minuit. Là, on ira sûrement au-delà", prévient-il. 

Le Beverley a été vendu à un promoteur immobilier. Dimanche, Maurice Laroche vendra 30 euros pièce les 90 fauteuils en skaï rouge du cinéma, mais aussi 200 films sur pellicules de 35 mm pour la modique somme de 50 euros, précise le quotidien. Un coffret contenant un film sur l'histoire du Beverley sera aussi mis en vente. 

"Certains spectateurs arrivaient avec une bonne bouteille"

Situé 14, rue de la Ville Neuve dans le IIe arrondissement, non loin du Grand Rex et en plein quartier historique des salles X, le Beverley attire désormais "470 [clients] par semaine contre 1 500 il y a vingt ans", raconte Maurice Laroche, qui quitte Paris pour s'installer à Royan avec le fruit de sa vente.

Âgé de 75 ans, il regrettera "[ses] clients et l’ambiance chaleureuse qui régnait au Beverley lorsque certains spectateurs arrivaient avec une bonne bouteille, d’autres avec du fromage d’Auvergne que nous partagions en toute simplicité". Il conclut, nostalgique: "Ici, on parlait de tout, sauf de politique."

Jérôme Lachasse