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"La crème de la crème": sexe, drogue et Michel Sardou

Jean-Baptiste Lafarge, Alice Isaaz, Kim Chapiron et Thomas Blumenthal en promo pour "La crème de la crème".

Jean-Baptiste Lafarge, Alice Isaaz, Kim Chapiron et Thomas Blumenthal en promo pour "La crème de la crème". - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

"La crème de la crème", immersion dans le monde des écoles de commerce sort ce mercredi. BFMTV a rencontré rencontré Kim Chapiron, son réalisateur et les trois principaux acteurs du film, Thomas Blumenthal, Alice Isaaz et Jean-Baptiste Lafarge.

La crème de la crème, c'est l'élite des grandes écoles, un monde très fermé et codifié. C'est cet univers qu'explore le film de Kim Chapiron, en salles ce mercredi.

Préparation, tournage, scénario, le réalisateur et les trois principaux acteurs du film, Thomas Blumenthal, Alice Isaaz et Jean-Baptiste Lafarge évoquent pour BFMTV, avec humour et naturel, les coulisses du film et dont la bande-annonce suscite déjà des réactions.

> Une bande-annonce "racoleuse"

Kim Chapiron l'admet volontiers, la bande-annonce de son film, à base de "Sexe, drogue et Michel Sardou", a "un côté racoleur". Mais "normalement, dans le film, on passe rapidement la première lecture qui est justement les écoles de commerce et même cette bande-annonce".

Même s'il assume joyeusement ce côté racoleur, puisqu'il a contribué à "lancer le buzz du film". "J'aime bien l'idée que la promotion qu'on a faite autour de ce film, la tournée avec les acteurs, soit dans la même dynamique que des étudiants en école de commerce: trouver une idée pour faire parler".

> "300 figurants en folie, tout le monde alcoolisé"

Pour préparer le film, les acteurs comme le réalisateur se sont plongés dans l'univers des écoles de commerce. "Je me suis beaucoup promené dans les écoles, raconte ainsi Kim Chapiron. Que ce soit à Grenoble, où j'ai vécu la scène d'intro du film, après j'ai enchaîné La Rochelle, la coupe de l'Edhec, l'ESCP... A HEC j'ai fait la "hotline", l'élection du futur BDE, où on a trouvé cette scène du "ventriglisse", on l'a vécue en vrai".

Pour la scène de soirée, "c'était très très sympa à faire avec les 300 figurants en folie, tout le monde alcoolisé, aussi bien l'équipe technique que les comédiens, que les figurants, qui étaient de vrais étudiants en école de commerce. Cette scène raconte vraiment le lâcher-de prise total qu'ont les étudiants dans ces écoles-là".

> Une "légende urbaine"

L'histoire de La crème de la crème est-elle basée sur un fait divers réel? Pas sûr. "Il y aurait eu, dans les années 70, une association qui s'appelait HESex. Donc avec Noé (NDLR Noé Debré, co-scénariste), quand on allait sur les campus, on questionnait les gens, on demandait aux anciens diplômés. Une fois, c'est une chambre utilisée pour amener des escort girls, une autre fois c'est un trafic de DVD pornos. l'idée que ce soit une légende urbaine nous intéressait aussi", souligne Kim Chapiron.

Malgré une "histoire assez glauque quand on la raconte comme ça, c'est une comédie romantique avant tout", assure Kim Chapiron.

> "Salaud, on t'aime!"

Ambiance potache entre les acteurs, pour qui un "salaud" lancé par l'un d'eux, devient un "Salaud, on t'aime", référence au titre du dernier film de Claude Lelouch, avec Johnny Hallyday, en salle ce mercredi aussi.

M. R. / Interview Candice Mahout