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Julie Delpy redoute que l'affaire Weinstein "ne soit que la partie visible de l'iceberg"

Julie Delpy à Los Angeles en février 2016

Julie Delpy à Los Angeles en février 2016 - Kevin Winter - Getty Images Nort America - AFP

L'actrice et réalisatrice a raconté avoir reçu une proposition malsaine de la part d'un réalisateur lorsqu'elle n'avait que 13 ans. Elle estime également "qu'il est temps que les femmes parlent" du harcèlement, mais aussi "de l'abus psychologique et physique".

Julie Delpy déclare avoir reçu à l'âge de 13 ans une "proposition malsaine" d'un réalisateur lors d'une audition et redoute que l'affaire "Weinstein ne soit que la partie visible de l'iceberg".

Dans un communiqué transmis par mail samedi soir tard, l'actrice et réalisatrice française installée aux Etats-Unis, juge "essentiel que les femmes parlent du harcèlement sexuel". Julie Delpy, qui dit n'avoir pour sa part croisé le producteur Harvey Weinstein "que dans des grosses soirées officielles", souligne avoir "toujours été très claire et féroce sur ce sujet". 

"J'ai même parlé du harcèlement quand j'étais en France à mes débuts car le milieu en France n'a rien à envier à Hollywood", ajoute l'actrice de 47 ans. "A l'âge de 13 ans (...) durant l'une de mes premières auditions, un réalisateur m'a fait une réflexion/proposition malsaine, il s'est pris le script dans la figure et ma réputation de chieuse a commencé", raconte la réalisatrice de 2 Days in Paris, 2 Days in New York, Le Skylab et Lolo.

"Il est temps que les femmes parlent"

"J'ai pleuré dans les bras de mon père (l'acteur Albert Delpy), dans le métro après cette horrible rencontre, mon père voulait casser la gueule à ce réalisateur de troisième zone", poursuit Julie Delpy, sans le nommer.

"Après j'ai porté ma carapace, évitant les pièges et j'ai avancé à pas de tortue car évidemment tout est moins facile quand on dit non et qu'en plus on l'ouvre", ajoute-t-elle.

"Il est temps que les femmes parlent, pas seulement du harcèlement mais aussi de l'abus psychologique et physique dont beaucoup sont victimes dans leur travail et leur couple", estime l'actrice. "J'ai bien peur que l'ogre Weinstein ne soit que la partie visible de l'iceberg".

N.B. avec AFP