BFMTV

Festival de Cannes: Lambert Wilson prépare un discours engagé

Lambert Wilson est le maitre de cérémonie du 68e Festival de Cannes.

Lambert Wilson est le maitre de cérémonie du 68e Festival de Cannes. - Jacques Demarthon - AFP

"Horrifié" par les exactions en Irak et en Syrie, l'acteur français Lambert Wilson entend profiter de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes, ce 13 mai, pour défendre les femmes violentées dans certains pays.

Attendu et scruté avec attention chaque année, le discours d’ouverture du Festival de Cannes, dont la 68e édition débute mercredi, est l’occasion de faire passer un message au monde entier. Une opportunité que Lambert Wilson, maître de cérémonie pour la deuxième année consécutive, est prêt à saisir. "On n'est pas forcément tenus à rester dans le superficiel et la paillette au moment où on ouvre le Festival de Cannes!" a déclaré l’acteur.

"Je veux opposer la femme mise en lumière par le cinéma, révélée, à celle qu'on tient dans l'ombre, à celle qu'on bâillonne, à celle qu'on violente, à celle qu'on vend", a-t-il confié dans un entretien à l'AFP.

"Je suis assez horrifié quand je pense à ce qui est arrivé en Irak, en Syrie, horrifié par ce qui est arrivé aux femmes dans certains pays d'Afrique"

"Il est clair que les expressions que je vais utiliser indiqueront de qui je parle et de quelles organisations je parle. J'ai mentionné l'Irak et la Syrie, il est clair que nous sommes choqués par les exactions de l'Etat islamique, de Boko Haram", a expliqué l'acteur, visiblement décidé à ne pas mâcher ses mots.

Un discours "poétique et élégant"

Tout en évoquant "la température du monde", il entend toutefois rester "poétique et élégant". "Je ne suis pas diplomate, je ne suis pas chef d'Etat, je ne vais pas commencer à pointer du doigt spécifiquement tel ou tel leader politique ou leader terroriste. Ce n'est pas ma mission.", a-t-il assuré. "Je crois que le monde a changé, qu'il est temps d'en faire état. On peut en faire état à Cannes dans la mesure où les metteurs en scène apportent leur vision des problèmes de l'humanité", a dit Lambert Wilson, qui promet une petite tribune d'environ sept minutes et non un discours-fleuve.

N.B. avec AFP