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Depardieu: "Je n'ai jamais cherché à donner tort ou raison au personnage" de DSK

Gérard Depardieu incarne Dominique Strauss-Kahn, dans le film "Welcome to New York", projeté samedi à Cannes et rendu disponible en VOD le même jour.

Gérard Depardieu incarne Dominique Strauss-Kahn, dans le film "Welcome to New York", projeté samedi à Cannes et rendu disponible en VOD le même jour. - -

Présenté hors compétition à Cannes et rendu disponible en VOD dès 21 heures, le film inspiré de l'affaire du Sofitel, a été projeté à Cannes samedi. Après la séance, le réalisateur Abel Ferrara et la star Gérard Depardieu ont donné une conférence de presse.

Sexe, pouvoir, argent... "Il y a tout le matériau pour faire une tragédie, pour faire les grandes pièces qui ont traversé tous les siècles", s'est enthousiasmé Gérard Depardieu lors d'une conférence de presse samedi soir, à Cannes. La star française tient le rôle principal du film Welcome to New York, librement inspiré de l'affaire du Sofitel qui a marqué un coup d'arrêt brutal à la carrière politique de Dominique Strauss-Kahn (DSK). L'acteur français était au cœur de toutes les interrogations.

Depardieu pensait-il à DSK pendant le tournage? "Non".

Quand on lui demande s'il pensait à DSK au moment du tournage l'acteur répond: "Quand on se retrouve dans les traces de ce qu'on a vu à travers les journaux, dans ce personnage qui représentait quelqu'un d'extrêmement brillant et notre futur président. (...) Je n'ai pas voulu penser un seul instant à ça".

"L'intérêt n'était pas de lui ressembler, mais d'improviser, continue-t-il. C'est une aventure unique parce que c'est un fait divers que tout le monde a lu. Mais je n'ai jamais cherché à donner tort ou raison au personnage", a poursuivi l'acteur.

Pour Gérard Depardieu une grande part de la démarche de ce film consistait à imaginer comment les protagonistes ont vécu ces événements de l'intérieur. "Ça a dû être très, très pénible de survivre à toutes ces choses que ces gens ont vécu. Qu'est-ce qui peut bien se dire dedans?"

L'acteur a aussi salué le courage d'Abel Ferrara et de Jacqueline Bisset, qui tient le rôle d'Anne Sinclair. "Pour moi, ça a été plus facile, car je suis suicidaire", a-t-il lancé comme une boutade.

Du porno? Non. De la violence? Oui.

Gérard de Depardieu a aussi souligné la "tristesse" et la "violence" des scènes orgiaques qui ponctuent ce film, notamment au début. Mais il se défend pour autant de toute pornographie. "Tout est violent dans ce film, car l'imagination travaille et relie les choses à la réalité. (...) C'est beaucoup plus éprouvant que la tirade de Cyrano de Bergerac", a-t-il ajouté.

David Namias