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Paris: la victoire des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, après 22 mois de lutte

Après 22 mois de conflit, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles ont obtenu ce mardi la signature d'un accord prévoyant une amélioration de leurs salaires et conditions de travail.

"Victoire!", "On a gagné" "L'esclavage c'est fini!". Devant l'hôtel Ibis Batignolles à Paris ce mardi, une vingtaine de femmes de chambre savourent leur succès. Après quasiment deux ans de lutte acharnée, elles viennent d'obtenir un accord pour une amélioration de leurs conditions de travail.

L'accord octroie notamment une prime de panier de 7,30 euros par jour, des tenues de travail fournies et nettoyées par l'employeur, des changements de qualification entraînant des hausses de salaire, le passage de sept personnes à temps complet, ainsi qu'une augmentation des heures travaillées pour d'autres.

"Ca n'a pas été facile et quand la victoire tombe, c'est que du bonheur. Vous tenez ce stylo et ce bout de papier, que vous mettez votre signature, là vous vous dites, wow, c'est fini", se réjouit Sylvie, représentante des grévistes.

Une victoire "pour tout le monde"

Selon la CGT, ces salariées d’une société sous-traitante ont notamment obtenu des hausses de salaire allant de 250 à 500 euros par mois. Une prime de panier de 7,30 euros par jour. Le passage de sept d'entre elles à temps complet, la réduction des cadences ainsi qu'une augmentation des heures travaillées pour certaines.

Rachel présente lors de la signature est fière et soulagée: "La victoire c'est pour tout le monde, même pour celles qui n'ont pas fait la grève".

Une victoire immense après 8 mois de grève et 14 mois d’activité partielle, la plus longue lutte jamais menée par la CGT-Hotellerie. "Quand on a démarré la mobilisation, on ne s'attendait pas à ce qu'on soit parti pour 8 mois de grève. Ca avait demandé un travail assez considérable, qui a fini par payer", souligne Tiziri Kandi, animatrice syndicale CGT-Hôtels de prestige et économiques. Un bémol toutefois: les grévistes n'ont pas obtenu leur intégration au sein du groupe Accor.

Aurore Villemur, Valentin Rivollier, Camille Rivollet avec Carole Blanchard