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Paris-2024: soupçons de propos sexistes et racistes, trois salariés de la Solideo suspendus

Jeux olympiques Paris 2024 - image d'illustration

Jeux olympiques Paris 2024 - image d'illustration - ICON SPORT

Trois salariés de la Solideo ont été suspendu après des accusations de propos sexistes et racistes, rapportées par Mediapart.

La Solideo, la société chargée de la livraison des ouvrages olympiques pour Paris-2024, a déclenché une enquête interne et suspendu trois de ses salariés après des accusations de propos sexistes et racistes, a-t-on appris ce lundi auprès de l'établissement public.

Cette enquête a été confiée "il y a quelques jours" au déontologue de la Solideo à la suite de l'envoi de questions par le journal en ligne Mediapart au sujet de propos sexistes, racistes et homophobes tenus au sein de l'établissement public, selon La Solideo.

Deux cadres

"Nous avons été saisis de questions de la part de Mediapart qui nous a rapporté des accusations extrêmement graves et choquantes, suffisamment graves pour déclencher une enquête en interne et suspendre trois salariés afin de pouvoir établir la véracité des choses", a-t-elle expliqué.

Selon les témoignages recueillis par Mediapart qui a publié dimanche un article sur le sujet, sur les trois salariés visés par ces accusations, deux sont des cadres de la société placés à des postes-clés.

"De nouvelles accusations, extrêmement graves"

"Il y a déjà eu des dysfonctionnements dans le passé qui ont été traités avec sérieux et à la hauteur de ce qui avait été établi, pas forcément sur les mêmes salariés. Mais là, il s'agit de nouvelles accusations, extrêmement graves", a précisé la Solideo.

L'audit pourrait déboucher sur des sanctions concernant les salariés visés par ces accusations, a-t-elle ajouté. La Solideo, établissement public industriel et commercial (Epic) qui emploie une centaine de salariés, est présidée par la maire de Paris Anne Hidalgo.

Chargée de construire les ouvrages pérennes pour les JO de Paris, elle supervise 62 ouvrages allant du village des athlètes à des rénovations de gymnases, en passant par des ponts et passerelles.

A.F avec AFP