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Lycéen poignardé à Saint-Denis: un élève mis en examen pour violence avec arme

Le lycée Paul Eluard en "journée morte"

Le lycée Paul Eluard en "journée morte" - BFM Paris

Touchée à l'abdomen pendant un cours, la victime avait été transportée à l'hôpital mercredi. Ses jours ne sont pas en danger, selon une source policière.

Le lycéen, soupçonné d'avoir poignardé mercredi un élève en pleine classe au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été mis en examen pour violence avec arme et a été placé sous contrôle judiciaire, a appris l'Agence France-Presse (AFP) ce vendredi auprès du parquet de Bobigny.

Le jeune homme de 19 ans a été présenté ce vendredi à un juge d'instruction au terme de sa garde à vue, débutée mercredi, selon cette source. Il avait été interpellé au sein du lycée Paul-Éluard par la Brigade anti-criminalité (BAC), soupçonné d'avoir poignardé en pleine classe un autre élève, âgé de 16 ans.

Touchée à l'abdomen, la victime, avait été transportée à l'hôpital, mais ses jours ne sont pas en danger, selon une source policière.

L'agresseur "a voulu se venger"

Les deux lycéens sont scolarisés dans la même classe de première technologique. Selon des parents d'élèves, l'agresseur "a voulu se venger" après avoir été "victime de harcèlement". "Il a posté une vidéo sur les réseaux en indiquant qu'il allait en découdre", a ainsi indiqué Éric Delion, un parent d'élève.

"Un cap est à nouveau franchi dans les violences qui s'exercent à l'intérieur et qui rajoutent aux souffrances au travail que nous dénonçons depuis des années", ont regretté dans la foulée les personnels du lycée, dans un communiqué.

Pour Jérôme Martin, professeur de français depuis six ans dans cet établissement, les épisodes de violences y sont réguliers et "la rentrée a été catastrophique".

"Dire stop à la violence"

En avril 2018, plusieurs centaines d'enseignants et de parents s'étaient rassemblés sur le parvis du lycée pour "dire stop à la violence". Ils réclamaient davantage de moyens humains et "une prise de conscience" du gouvernement.

Cette nouvelle agression intervient quelques jours après une "Marche contre l'oubli, pour la jeunesse et l'éducation" organisée à Pantin, dans le même département de Seine-Saint-Denis, en mémoire d'une directrice d'école qui s'était suicidée, mais aussi de deux lycéens scolarisés à Aubervilliers, Kewi et Djadje, tués en 2019 dans des rixes.

F.B. avec AFP