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Grand Paris: un nouveau président élu jeudi, Patrick Ollier écarté

Patrick Ollier est le premier président de la Métropole du Grand Paris.

Patrick Ollier est le premier président de la Métropole du Grand Paris. - Eric Piermont - AFP

A la tête du Grand Paris depuis sa création en 2016, Patrick Ollier a été battu mardi lors d'un vote des élus de droite de Paris et d'Ile-de-France qui lui ont préféré son adversaire Vincent Jeanbrun.

La Métropole du Grand Paris doit élire son nouveau président jeudi, après la mise à l'écart du sortant Patrick Ollier (LR), battu lors d'une primaire de la droite.

A la tête du Grand Paris depuis sa création en 2016, Patrick Ollier a été battu mardi lors d'un vote des élus de droite de Paris et d'Ile-de-France qui lui ont préféré son adversaire Vincent Jeanbrun (LR) par 44 voix contre 54.

Ce dernier ce était mercredi le seul candidat déclaré à la présidence, a appris l'Agence France Presse (AFP) auprès de la MGP. Mais une nouvelle candidature de Patrick Ollier, n'était pas exclue, de même que l'hypothèse d'une candidature de gauche qui pourrait rallier quelques soutiens du président sortant.

Le Conseil métropolitain, qui se réunira jeudi matin, compte 208 membres et la droite y est nettement majoritaire.

Deux conceptions de la métropole parisienne

Au-delà du changement de générations, le duel à droite entre Patrick Ollier, 75 ans, maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) depuis 16 ans, ancien ministre et éphémère président de l'Assemblée nationale (2007), et Vincent Jeanbrun (36 ans), maire de L'Haÿ-les-roses (Val-de-Marne), traduit deux conceptions de la métropole parisienne.

Ce dernier est un fidèle de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, dont il a rejoint le petit parti Libres. Or, Valérie Pécresse est une farouche adversaire de la MGP, sur fond de rivalité avec la maire de Paris Anne Hidalgo, première vice-présidente de la métropole.

Le Grand Paris regroupe la capitale et 130 communes d'Ile-de-France, pour plus de sept millions d'habitants, mais son existence même et son périmètre sont contestés.

A son arrivée à l'Elysée, Emmanuel Macron avait annoncé en juillet 2017 son intention de réformer cette métropole peu connue pour la hisser aux standards internationaux. Il entendait en simplifier les structures pour éviter notamment les doublons avec les autres niveaux de collectivité (communes, départements, régions IDF), mais le projet s'est enlisé.

F.B. avec AFP