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Crack à Paris: la ville renonce à implanter une nouvelle salle rue Pelleport dans le 20e arrondissement

Le projet d'installation d'une salle à destination des toxicomanes à proximité d'une école du 20e arrondissement de Paris avait provoqué la colère des habitants.

Le projet d'installation d'une salle à destination des toxicomanes à proximité d'une école du 20e arrondissement de Paris avait provoqué la colère des habitants. - BFM PARIS

Le Premier ministre avait émis une réserve sur le site de prise en charge des consommateurs de crack dans le 20e arrondissement. Il se situait près d'une école. La ville a pris acte de cette décision.

La ville va rechercher d'autres sites d'accueil de consommateurs de crack dans le 20e arrondissement après que le Premier ministre ait émis une réserve sur le site situé dans ce secteur qui se trouvait à proximité d'une école.

"Après un échange approfondi avec les services de l'État, une décision conjointe a été prise de ne pas en implanter sur le site de la rue Pelleport", annonce la ville de Paris dans un communiqué.

Une réunion publique ce mercredi dans le 20e arrondissement

Pour trouver le lieu le plus approprié, la mairie du 20e arrondissement va travailler "en lien étroit avec les services de l'Etat, les associations et les riverains". Une réunion publique est d'ailleurs organisée ce mercredi soir dans le 20e arrondissement pour répondre aux questions des habitants sur ce sujet et pour "assurer la parfaite transparence" de la démarche effectuée par la ville.

La ville de Paris s'est par ailleurs réjouie du choix du Premier ministre d'accorder un feu vert à l'aménagement des autres sites de prise en charge des consommateurs de crack. Ces centres avaient été proposés par Anne Hidalgo il y a plus de deux semaines. Jean Castex a annoncé sa décision par un courrier adressé ce mercredi matin à la maire de la ville.

"C'est une bonne nouvelle: l'approche globale défendue par la Ville, qui intégrera de façon pragmatique la consommation encadrée comme un outil d'accompagnement au sevrage, fait enfin l'objet d'un consensus politique", assure le communiqué de la mairie.

Par ces propositions de lieux de prise en charge thérapeutique, Anne Hidalgo souhaite "résoudre durablement la problématique du crack à Paris". Dans son communiqué, la ville de Paris regrette toutefois que l'Etat n'apporte pas de "solution immédiate" pour sécuriser le quotidien des riverains du 18e et 19e arrondissements notamment près de la rue Riquet, très touchée par la consommation de crack.

https://twitter.com/GauthierHartma1 Gauthier Hartmann Journaliste BFM Régions