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Accident de TER: les orages très localisés sont impossibles à prévoir

Accident de TER entre Nîmes et Montpellier dans l'Hérault le 17 août 2017.

Accident de TER entre Nîmes et Montpellier dans l'Hérault le 17 août 2017. - BFMTV

Un accident de TER est survenu entre Nîmes et Montpellier ce mercredi après la chute d'un arbre sur une voie lors d'un orage violent et soudain. Les prévisionnistes météo ont beaucoup de difficulté à pouvoir repérer suffisamment à l'avance ce type d'événement, pour lancer des alertes.

Les bulletins météo sont de plus en plus précis mais certains événements échappent encore aux prévisionnistes. Les orages soudains et très localisés en font partie, et l'accident de TER de ce mercredi entre Nîmes et Montpellier, qui a fait un blessé grave et plusieurs blessés légers, en est un exemple. Fanny Agostini, spécialiste météorologie de BFMTV, et Frédéric Decker, météorologue à MeteoNews, apportent leur éclairage sur cet événement climatique. 

Difficile à prévoir

"C'est ce qu'il y a de plus difficile à prévoir, l'orage en météo", souligne Fanny Agostini, "pour l'instant, ce n'est pas à la portée des prévisionnistes de prévoir à l'avance l'intensité et la localisation exacte d'un orage". Dans le cas précis de l'accident de TER dans l'Hérault, le phénomène s'est abattu sur quelques kilomètres carrés seulement.

Une ligne d'orage s'est formée du côté de l'Hérault, et s'est ensuite dirigée vers le Var. Le département était en vigilance jaune, ce qui ne nécessite pas d'alerte spécifique. Elle devient sérieuse quand elle passe à l'orange. Le jaune signifie qu'il y a des risques, mais que ces derniers ne sont pas majeurs comme lors d'une vigilance orange. La technologie actuelle permet d'émettre "une vigilance à l'échelle d'un département; mais pas à l'échelle d'une commune ou d'une localité, c'est impossible", insiste notre spécialiste météo.

Les orages localisés ne déclenchent pas de vigilance

Frédéric Decker, météorologue à MeteoNews, indique pour sa part qu'"on savait qu'une vague d'orages traversait la France, ce mercredi, en particulier une zone allant du Massif central jusqu'au Nord-Est". Mais il n'y avait pas vigilance sur la région parce que "justement, on attendait des orages localisés, donc pas suffisamment important pour déclencher une vigilance".

Mais ce type d'orages aussi violents n'était pas attendu ce mercredi à l'est de l'Hérault. "Cela n'était pas prévisible plusieurs heures ou plusieurs jours à l'avance. C'est seulement sur les dernières minutes que l'on doit pouvoir voir l'orage se développer très brutalement sur les radars météo", explique-t-il.

"Très localement, les orages ont pris une ampleur importante avec un front de rafales de vents très violents, qui ont dépassé les 100 km/h, et des grêlons qui ont atteint jusqu'à 4 à 5 centimètres de diamètre. Forcément cela hache les arbres et cela peut même couper des branches entières. Il y a malheureusement des chutes d'arbres lorsque la grêle et le vent s'allient ainsi", décrit le météorologue.

Elise Maillard