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"Une heure pour la planète" sur fond de catastrophe au Japon

Le quartier des affaires de Hong Kong, plongé dans une obscurité quasi totale à l'occasion de l'opération "Une heure pour sauver la planète". Cette initiative consistant à éteindre les lumières pendant une heure prend cette année une dimension particulièr

Le quartier des affaires de Hong Kong, plongé dans une obscurité quasi totale à l'occasion de l'opération "Une heure pour sauver la planète". Cette initiative consistant à éteindre les lumières pendant une heure prend cette année une dimension particulièr - -

SINGAPOUR (Reuters) - L'opération "Une heure pour la planète", qui vise à sensibiliser au réchauffement climatique en éteignant les lumières...

SINGAPOUR (Reuters) - L'opération "Une heure pour la planète", qui vise à sensibiliser au réchauffement climatique en éteignant les lumières pendant 60 minutes, prend cette année une dimension particulière, deux semaines après le séisme qui a endommagé la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, au Japon.

L'initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF) a commencé samedi en Nouvelle-Zélande à 07h30 GMT (20h30 heure locale) et s'achèvera aux Samoa 24 heures plus tard.

En France, plusieurs villes devraient jouer le jeu et plonger dans le noir plusieurs artères ou monuments entre 20H30 à 21H30.

"Je pense que ça va être la plus grande opération depuis 2007, mais c'est aux gens d'en décider. Il n'y a personne pour vous dire que vous devez le faire", a déclaré à Reuters Andy Ridley, co-fondateur de l'initiative lancée en 2007.

Certains promoteurs des énergies renouvelables ont souvent présenté l'énergie nucléaire comme une solution. Mais le séisme et le tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon le 11 mars dernier ont conduit certains d'entre eux à y réfléchir.

"Nous avons un peu hésité (à appeler à organiser une "heure pour la planète" au Japon) étant donné qu'il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas d'électricité dans les zones touchées par la catastrophe", a indiqué Naoyuki Yamagishi, responsable du WWF au Japon pour le changement climatique.

"Mais nous avons pensé qu'appeler à économiser de l'énergie à l'échelle nationale apporterait du soutien à ceux qui vivent dans des centres d'hébergement. Si ceux qui participent à l'heure pour la planète ne sont pas tous opposés à l'énergie nucléaire, je pense que l'accident a conduit certains d'entre eux à revoir leur position sur l'énergie."

Les techniciens japonais s'efforçaient samedi d'évacuer les flaques d'eau radioactive alors que des traces d'iode radioactif d'un niveau supérieur à la normale étaient relevées en mer à proximité de la centrale de Fukushima.

Hiromi Uchikanezaki, qui vit dans le village de Kirikiri, dans la préfecture d'Iwate, a perdu sa maison et son magasin de vêtements lors du tsunami.

"Je vis chez mon frère dans les collines sans électricité ni eau courante", raconte-t-elle. "Je sens le soutien et l'empathie des gens dans le monde et j'en suis reconnaissante."

L'énergie nucléaire "peut être une bonne chose mais quand un événement de ce type survient, c'est complètement terrifiant", conclut-elle.

En 2010, des centaines de millions de personnes dans près de 4.000 villes et 126 pays avaient éteint leurs lumières pendant une heure pour manifester leur soutien à la lutte contre le changement climatique, selon WWF.

Nick Macfie, Marine Pennetier pour le service français